Revue de Presse

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:23

Voici les articles parus en bilan de l'intervention pour le festival Confluence de Cultures d'Oloron.

oloronpresseconfluence.jpgEt puis le bilan presse toujours du même mag pour l'opération "Une valise pour les Niños" :

 

presseoloronninos.jpg

Toujours à suivre de l'action sur place, et toujours ma promesse de vous raconter ça par le détail. A bientôt.

Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 20:16

Voici - sans les images, bouhou - le communiqué de presse annonçant la collecte :

 

La 2ème édition de CONFLUENCE DES CULTURES avait cette année pour thème "Une passerelle entre deux mondes".

La manifestation qui avait lieu du 20 au 22 octobre 2011 trouve aujourd’hui un prolongement dans l’opération «Une valise pour les Niños », collecte de fournitures scolaires pour les enfants de San Augustinillo au Mexique, pays d’adoption de Gracianne Hastoy.

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Cette initiative, née de la rencontre de l’écrivaine avec les élèves du Piémont, vient ainsi écrire une belle conclusion avec cette "main tendue" des enfants du Béarn aux niños du Mexique.

Dans le cadre de Confluence des Cultures, Gracianne Hastoy est allée à la rencontre d’élèves de CM2 dans les 3 bibliothèques de la CPPO, à Agnos, Gurmençon et Lasseube. L’écrivaine leur a parlé de son petit village de San Augustinillo dans l’état d’Oaxaca (Mexique), là où elle vit quand elle n’est pas au Pays Basque.

Les enfants ont pu découvrir une autre réalité, et notamment les difficultés d’accès à l’éducation.

Là-bas au bord du Pacifique, l’école communale accueille 30 enfants dans des conditions plus que rudimentaires. Mobilier, livres, fournitures scolaires… ils manquent de tout !

 

 Un élan de générosité spontanée

 

Les élèves du Piémont se sont montrés très touchés par le dénuement de ces enfants du même âge qu’eux. L’un était prêt à offrir le ti-shirt qu’il portait quand l’une donnait son cahier tout juste entamé.

De multiples élans de générosité spontanée sont nés ce jour-là. Ce sont eux qui ont déclenché l’opération « Une valise pour les Niños » mise en place par la CCPO en partenariat avec les associations « Livres sans frontière » et « Terres de mémoire(s) et de luttes », et la contribution de Gracianne Hastoy.

 

 Collecte de fournitures et dons pour l’école mexicaine

 

Une collecte de fournitures scolaires et de dessins a ainsi été organisée via le réseau des bibliothèques et les écoles du Piémont. La liste (voir ci-contre) a été établie par Gracianne Hastoy qui connaît bien les besoins de l’école (Elle sera présente à Oloron le 19 novembre).

Tous les dons seront apportés le 19 novembre de 10h30 à 12h à la Petite Librairie*, siège de l’association «Livres sans frontières» et seront abondés par ceux qui ont déjà été effectués depuis Confluence des cultures.

La CCPO prendra en charge l’acheminement du colis jusqu à San Augustinillo, Gracianne Hastoy se chargeant de veiller à ce que le colis arrive à bon port et soit équitablement redistribué aux élèves.

En plus des fournitures, une tirelire sera installée à la Petite Librairie pour recueillir les dons en numéraire : l’argent servira à financer la réalisation par un menuisier mexicain des mobiliers destinés à l’équipement de base de l’école (chaises, tables, étagères, tableau…).

Pour la CCPO, cette action est aussi un moyen de remercier Gracianne Hastoy pour la qualité de ses interventions et sa générosité. L’auteure avait tenu à participer gracieusement à Confluence des Cultures, par attachement à sa ville natale.

Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Le Mexique en Europe
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 19:10

Quand j’ai, l’an passé, eu le bonheur de visiter Bonampak et d’aller à la rencontre des Lacandons, ma première remarque a été de me dire : « il doit encore y avoir plein de sites tels que celui-ci, méconnus, datant de l’époque Maya ». Je me suis aussi dit que je regrettais de ne pas être archéologue, pour consacrer ma vie à fouiller ce sol mexicain si riche encore de secrets bien gardés. Et vlan, aujourd’hui, la nouvelle est tombée : en plein cœur du Chiapas, à Plan de Ayutla, non loin de Ocosingo (la ville chère à B. Traven) on vient de retrouver un site archéologique Maya, qui aurait pu être le centre politique de Bonampak. Luis Alberto Martos, directeur du projet, est donc un homme heureux. Lui et ses « assistants » ont découvert une merveille de plus de 2.000 ans. Mazette ! Et certaines « fresques » pourraient même dater de 3.000 ans, car leur étude laisse apparaître les traits premiers de l’art Maya. On y retrouve, comme sur d’autres sites Mayas, le fameux « jeu de balle », comme quoi personne n’a vraiment rien inventé depuis. Evidemment, il reste encore du travail dans la zone, et j’ignore si ce site sera prochainement ouvert au public, mais je veux bien prendre le pari qu’il y aura encore beaucoup d’autres découvertes de cet ordre. Je pense à « Chambor », le Lacandon, qui doit être super heureux et fier, lui le gardien du temple de Bonampak. Et à tous les autres « Chambor » (à croire que tous les Lacandons mâles s’appellent ainsi) rencontrés là-bas et avec lesquels on a partagé des moments MERVEILLEUX !

Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 20:32

C'est le scoop : Alain Chabat (j'adoreeeeeee !) commence le tournage de son prochain film "Marsupilami" au Mexique ce mois-ci. L'adaptation de cette BD de Franquin créée en 1952 verra les premières scènes tournées en France en septembre, puis à partir de novembre, dans les environs de Véracruz, et plus spécialement à Catemaco. Ouiiii, bravo fidèles lecteurs, vous avez bien reconnu le nom, c'est là où je suis allée voir le chaman en août. Bon, d'après moi, ça va pas être top, parce que les lieux ont été inondés ces dernières semaines après les fortes pluies, et l'on a dû évacuer Tlacotalpan, dont je garde le souvenir ému (voui, c'est là que j'ai appris le "danzon" avec les petits vieux), un vrai décor de film : village de conquistadores construit au bout de la lagune, sur le rio Papaloapa (qui a eu la mauvaise idée de déborder). N'empêche, il est trop cool ce Chabat, et il a bon goût avec ça !

Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 23:48

Quelques nouvelles du front ? C'est que je ne sais pas vraiment par où commencer. Pour le bilan de la semaine de voyage, il faudra attendre un petit peu, que j'aie la possibilité de charger les photos (et ça, croyez-moi, c'est pas gagné) mais pour vous la faire courte (ou rajouter au suspens), sachez qu'il y aura au programme Catemaco et une visite chez le chaman, Tlacotalpan et comment j'ai appris le "danzon" (siiiii...), puis Veracruz (deux heures en tout et pour tout, tellement c'est moche), Coatzacoalcos, Villahermosa et le parque de las Ventas avec têtes olmèques au programme (des statues, ne vous emballez pas) et animaux coatils (hein que vous savez pas ce que c'est, hein ?), puis Palenque et la visite de Bonampak, avec une rencontre incroyable des indiens Lacandons. Il me tarde déjà de retourner les voir ! Mais c'est que depuis le retour au village, une autre activité a supplanté les délicieux souvenirs de vacances.

Primo, le copain Franck, ben oui quoi, l'ouragan. Notre premier, ça se fête ! Ben pas vraiment, parce que si vous voulez tout savoir, c'est pas top rigolo un ouragan. D'abord, y a rien à faire sinon attendre que ça passe. Ca pleut beaucoup, il fait pas chaud, et surtout, ça pleut dedans, donc les draps sont mouillés, les lits aussi, les sols n'en parlons pas ! La télé ne marche plus, Internet pas mieux, et l'électricité fait le yo-yo. Bref, il ne vous reste plus qu'à contempler, maussade, les éléments qui se déchainent en priant pour que le toit de palme ne s'envole pas ! Bien entendu, pas question de sortir manger, il n'y a plus rien, et c'est pas glop. Mais on a survécu ! Le premier qui me dit que j'ai minci, je lui allonge une claque féroce !

Bien sûr, après Franck, l'heure est au bilan, on éponge, on fait tout sécher, on arrache les palapas mortes, on sort les arbres qui ont eu l'idée saugrenue de tomber sur la route (enfin, route est un grand mot, c'est plutôt devenu une piste de brousse, couverte de boue, et parsemée de gros trous dans lesquels on perd ses jantes, et ses amortisseurs ! J'ai testé pour vous). L'effarement vient de ce que j'apprends qu'on dénombre des cas de choléra. De choléra ???!!!! Vous vous rendez compte ?

 

Mais la préoccupation "médicale" du moment au village, c'est plutôt la Dengue. Chaque jour apporte son nouveau nombre de cas recensés. La femme de Julien, Cathy, l'a chopée (pour la 3ème fois), le mari d'Isis aussi, et là, je viens de croiser un mec avec un gros pull (alors qu'il fait plus de 30 degrés à l'aise) qui se plaignait d'avoir froid et qui a de la fièvre. Même notre Pepe national me dit qu'il a eu froid cette nuit, ce qui me laisse présager le pire. On met du "repelente", mais je crains que ce ne soit pas suffisant. Si on passe au travers, on aura du bol. Le souci avec la dengue, c'est la version hémorragique qui peut être fatale (et l'est souvent). Il parait que des types doivent passer maison par maison pour tout fumigéner, mais en attendant, on voit personne arriver et la maladie se propage plus vite que l'intervention des pouvoirs publics !

 

En parlant de pouvoirs publics, ce matin, c'est la grogne générale au village. Trois gamins d'une vingtaine d'années, l'un d'Arroyo Tres, l'autre du Chiapas et un gosse du village sont partis en mer avant-hier. Le petit du village avait pris une "multa" énorme pour son taxi et ne pouvait pas la payer. Est-ce l'inconsciance de la jeunesse ou le besoin d'argent, toujours est-il que les mioches se sont mis en tête d'aller pêcher le requin (tiburon) sans rien y connaître, sauf le gamin du Chiapas. Et que je te pars en mer avec une bouteille de Coca comme seule réserve, pas de radio, et une barque à moteur. Les recherches ont commencé ce matin, et tous les pêcheurs de la côte sont mobilisés. Nous sommes tous à guetter la mer, à attendre qu'ils rentrent ce soir pour avoir des nouvelles. César est venu tout à l'heure (pour me montrer Frida, sa fille dont j'ai choisi le prénom), et s'est assis face à la mer, bien triste. Il lui est arrivé la même chose, il y a cinq ans, et heureusement, il s'en est sorti car Pepe l'a retrouvé. Depuis, il ne met plus les pieds sur un bateau. On le comprend. A vrai dire, depuis ce matin, tout le monde se croise et demande s'il y a du nouveau, mais rien ne tombe. La radio est branchée sur les lanchas des pêcheurs, mais aucune nouvelle des gosses. Le village se prépare à faire son deuil, avec une révolte qui monte doucement mais sûrement : "pas un avion n'a été envoyé pour chercher les marmots, alors que (voir ce blog), quand les narcos avaient perdu leurs 4 tonnes de cocaïne, ça survolait la zone à coup d'hélicos et d'avions sans arrêt ! Bref, que trois gamins périssent en mer, ça ne fait ni chaud ni froid à ce putain de gouvernement. Finalement, le gouverneur Ulises Ruiz d'Oaxaca a dégagé, mais l'arrivée de Gabino Cue ne change pas grand-chose. Je le répète, la vie vaut peu ici. Très peu. Hier, devant nous en voiture, un mec a écrasé sciemment (quand on ne freine pas, et qu'on ne fait aucun écart pour éviter l'obstacle, j'appelle ça "sciemment) un chien. Je suis descendue mais la bête était mortellement blessée et se vidait de son sang. J'ai hurlé tout ce que j'ai pu après le type, on a essayé de le rattraper, mais il avait disparu. Je l'aurais maudit ! Aujourd'hui, en comparaison, la disparition des trois gamins rend l'incident dérisoire, mais révélateur : oui, la vie vaut peu de chose ici.

Certains m'ont dit tout à l'heure : "que veux-tu, c'est ça le Mexique ! Et c'est de notre faute, c'est nous qui mettons en place des politiques pourris". C'est vrai, mais tout de même ! D'autres disent comme moi, que c'est dégueulasse, et que pour l'argent, ils se bougent, mais pour chercher une barque de pêcheurs, ça ne les intéresse pas. Et le devoir de protection des habitants, alors ? J'espère vraiment que nos pêcheurs à nous vont retrouver la lancha, et qu'on en sera tous pour une bonne frousse. Parce que si les mômes y restent, à la douleur s'ajoutera une grande colère...

Tout ce qui arrive en ce moment, je l'ai annoncé il y a un an déjà. L'épidémie de Dengue, le départ des touristes, l'abandon de la zone. Pourquoi est-ce que, moi, étrangère, j'aurais plus de clairvoyance que les politiques du coin ? Ne voient-ils pas ? Ou ne veulent-ils pas voir ? Ne me donnez pas la réponse, je crois que je sais déjà...

 

Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Le Mexique
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