FRIDA KAHLO : Beaucoup d’art et quelques
mensonges.
Mexico – Quartier de Coyoacán. Une maison bleue trône, presque insolente, à l’angle de la rue Allende. Les visiteurs se
pressent. Qui viennent-ils voir ? Frida Kahlo bien entendu. Tous croient la connaître parfaitement. Expositions, film, livres, tout
semble disséqué de son existence : de son père photographe à son accident de tramway entre Mexico et Coyoacán, en passant par son histoire avec le muraliste Diego Rivera, ou sa liaison avec
Trotski.
Le Mexique ne s’y est pas trompé, et partout pullule un impressionnant « merchandising fridien ». Sacs
estampillés, tee-shirts, stylos, personnages en papier mâché, tenues « tehuanas » exhibées sur des mannequins à l’effigie de Frida, l’artiste est partout.
Certains tour-opérateurs organisent même des séjours « Frida et Diego ». C’est davantage qu’un banal engouement artistique
et Frida est l’ambassadrice d’un Mexique haut en couleurs où la femme fascine autant que l’artiste.
Et pourtant… Ne s’est-on pas trompés depuis le début, en se laissant bercer par un mythe créé par la peintre elle-même ? Que
cachent vraiment les couleurs vives et les apparences naïves des toiles de l’artiste ?
Analyse d’un mensonge originel :
Tôt, Frida va mentir. Elle indique être née en 1910, année de déclenchement de la Révolution mexicaine, et se crée un personnage de
toutes pièces. Or, elle vient au monde le 6 juillet 1907. Coquetterie féminine ? Pas seulement. Baptisée Magdalena Carmen Frieda Kahlo, elle supprime le « e » de Frieda dans les
années trente. Depuis bien avant, elle s’est auto-amputée de ses deux premiers prénoms, fait curieux quand elle privilégie par ailleurs ses origines mexicaines. Or, en choisissant Frida, elle se
rapproche de son père, un juif hongrois dont les parents avaient une bijouterie à Baden-Baden. Des détails entretenus dans une âpre vigilance.
Partout, on clamera que Frida a été atteinte d’une poliomyélite, enfant. Elle ne démentira jamais. C’est pourtant faux, rapports
médicaux de l’époque à l’appui. En revanche, à l’âge de huit ans, elle se cogne effectivement contre une souche d’arbre et se blesse au pied. Rien de plus. Le mythe est encore bousculé. Mais
l’apitoiement se mue en interrogation, à considérer que c’est à partir de là que le père, Guillermo Kahlo, prend une grande importance dans la vie de sa fille, la choyant. Le soir, après l’école,
« Fridita » comme il l’appelle, l’accompagne dans ses périples de photographe professionnel. Il lui apprend les livres, mais aussi l’histoire du peuple juif. Jolie complicité filiale,
mais est-ce tout ?
Dans l’un de ses journaux intimes, Frida écrit : « Je devais avoir six ans (comme elle ment sur son âge, elle en a en
fait neuf), lorsque je vécus intensément une amitié avec une petite fille à peu près de mon âge. Sur la verrière de la pièce qui était alors ma chambre […] je faisais de la buée […] Par cette
porte, je m’échappais en rêve […], j’entrais et descendais intempestivement à l’intérieur de la terre, où mon amie imaginaire m’attendait toujours ».
Un exemple parmi tant d’autres, car à plusieurs reprises, Frida évoquera cette amie imaginaire. Même sa sœur Cristina y fera allusion.
Sur ce phénomène, nombreux sont les analystes à s’interroger. Car la persistance d’un « autre soi », le dédoublement de personnalité, sont souvent attribués à un épisode traumatisant de
l’enfance, et même à un abus sexuel. De là, peut venir toute l’explication du tableau singulier « Les deux Frida », exposé à Coyoacán.
De là-aussi, peut s'éclairer la photo familiale prise par Guillermo Kahlo en 1926, où Frida apparaît, les cheveux coupés court,
gominés en arrière, vêtue d’un costume masculin, dans un parfait déni de féminité.
Dans le même registre, son éveil précoce à la sexualité peut laisser perplexe, ressemblant à un vague oubli de l’enfance.
Ainsi, même avant le fatal accident de tramway, et contrairement à ce qu’elle a longtemps tenté de faire croire, l’enfance de Frida
n’est donc pas un havre de paix et de joie innocente, où le père serait simplement attentif et aimant.
L’art justifiant souvent la vie ou vice-versa, une immersion dans les toiles de la peintre, permet de d’affiner l’argumentation. Helga
Prignitz-Poda, auteur du livre « Frida Kahlo » chez Gallimard, décortique le tableau de 1928 « Fillette au canard ». A priori une toile simpliste et dépouillée. Une gamine est
assise sur une chaise, tenant en ses bras un canard. Il s’agit de Frida enfant, apprend-on. Or, Helga Prignitz-Poda décrypte le fait que « pato », en espagnol, signifie canard, mais
aussi que « pato de pata » désigne le ginkgo, célébré par Goethe dans l’un de ses textes. Une balade dans les vers du philosophe révèle l’étrange ambivalence dissimulée :
« …Est-ce un être, une unique vie, se divisant pour sembler deux ? Ou bien deux, l’une à l’autre unie pour n’en former qu’une à nos yeux ? En méditant sur ce problème, j’ai
trouvé son vrai sens, je crois : ne sens-tu pas qu’en mon poème, je suis un et double à la fois ? ». Typique du message presque subliminal dont sont jalonnées les toiles de
l’artiste mexicaine. Et Frida aura beau se justifier en jurant qu’enfant, on la traitait de « pattes de canard », cela ressemble fort à une pirouette, destinée à brouiller les
pistes.
De fait, toutes les ambiguïtés de Frida se révèlent dans ses toiles. Les symboles, les métaphores sont soigneusement éparpillés. Mais
comme si elle s’inquiétait d’être un jour découverte, elle va, au fil du temps, perfectionner ses techniques de dissimulation par une peinture de plus en plus polymorphe.
L’originalité vestimentaire : une autre
mystification
Colorée, exotique, féminine à outrance, la tenue tehuana arborée par Frida en toutes circonstances, dès son mariage
avec Diego Rivera, contribuera à entretenir son mythe. Elle se pare ainsi de jupes, de hauts colorés, de huaraches, les sandales des Indios, et de bijoux. Simple façon d’exporter le
folklore mexicain, de choquer ? Pas seulement. Un petit saut à Tehuantepec, ville d’origine de la tehuana donne un autre éclairage sur cette lubie. D’ailleurs, c’est là
que Frida conduira son ami André Breton dans un voyage aux allures de pèlerinage. Ici, à plus de mille kilomètres de Mexico, tout s’explique. Car en plein pays machiste, les femmes de la région
de Tehuantepec ont développé une société matriarcale. Vêtues de la tehuana, un châle de couleur vive sur les épaules, elles sont les gardiennes de la culture et des traditions
locales. En décembre de chaque année, elles défilent dans la cité, revêtues de huipiles brodés, et arborent leurs parures d’or et d’argent. Mieux, régulièrement elles procèdent à la
tirada de frutas, et lancent des fruits sur les hommes et les enfants. Remise en question de la toute-puissance masculine, rien de surprenant dès lors à ce que Frida ait adopté leur
tenue.
Evidemment, la tehuana est aussi dans les toiles. Dans « Ma robe est suspendue là-bas », en 1933, la tenue est
centrale dans une scène de ville et d’immeubles new-yorkais, mais elle se balance dans le vide, sur un cintre. Un vêtement pour le coup désincarné, et presque incongru dans le décor citadin. De
là à penser que Frida s’est sentie vulnérable, et comme nue dans Gringolandia, comme elle disait, il n’y a pas loin. La tehuana est aussi présente dans le tableau évoqué plus avant,
« Les deux Frida », mais curieusement ce n’est pas la « vraie » Frida qui le porte, mais son double.
De la même façon, plusieurs éléments d’apparence saugrenue hantent les toiles de Frida Kahlo. Les embrases des rideaux semblent des
liens, et cassent une certaine verticalité, tandis qu’avions et voiliers peuvent révéler son souhait d’évasion. Curieux encore, puisqu’en apparence – et malgré les infidélités du muraliste – la
relation avec Diego semble combler ses attentes intimes. Ainsi, sur les voiliers notamment, « velar » en espagnol, signifie à la fois faire de la voile, et jeter un voile sur… Autant
dire passer à autre chose. Dans le même registre, les feuilles dans les tableaux de Frida sont rarement raccrochées à une branche, et parfois même positionnées à l’envers. Helga Prignitz-Poda
assure « qu’avec cette feuille retournée, il existe donc toujours une seconde acception derrière la première qui est apparemment évidente » : tourner la feuille comme on
tourne la page.
Les masques également font partie intégrante de sa peinture. L’illustration en est donnée dans la toile « La fillette au masque
en forme de crâne », et le message semble évident, dans ce qu’il nous dit de l’enfance traumatisée, brisée. Une fois de plus, les profanes n’y verront qu’un tableau naïf, simple
représentation d’une enfant à la fête. Le folklore mexicain, dans sa relation festive à la mort, sert de prétexte à la peintre, qui en profite pour cacher ses douleurs derrière de faux
paravents.
Le journal intime : enfin la vérité ?
Difficile aujourd’hui en Europe, parmi la profusion de biographies, de se procurer toutefois le journal intime de Frida Kahlo
autrement qu’en anglais. En revanche, dès le pied posé sur le sol mexicain, « El diario de Frida Kahlo, un intimo autoretrato »
est disponible partout, même au Palais des Beaux-Arts où pas une toile de Frida n’est pourtant exposée.
Dès l’introduction, il indique que, pour la première fois, est publié en totalité et fac-similé le journal illustré de la peintre, sur
les dix dernières années de sa vie. Soit ! Et Carlos Fuentes d’assurer dans son introduction « qu’il se ressent comme une espèce de voyeur » à l’idée de pénétrer un
document qui ne fut absolument pas écrit en vue d’être publié. Vraiment ? Frida disposait de suffisamment de notoriété dans les dix dernières années de son existence, pour présumer que ses
mots seraient un jour exploités. Comment, dès lors, y espérer une parfaite sincérité ? Si l’écriture soignée corrobore nos doutes, le revirement significatif dans la pensée politique laisse
rêveur.
Enfin, la vérité vient peut-être de certains dessins, où Frida se scinde une fois de plus en deux, mais avec Néfertiti comme double.
Un petit mensonge et puis s’en va, Frida jure simplement considérer la reine égyptienne comme « une femme libérée et une intelligente collaboratrice de son mari », mais
peut-être y devinait-elle celle dont la trace laissée avait été plus importante que celle de son mari Akhenaton. Et sur ce point, le parallèle existe vraiment. Car même si le Mexique encense plus
que jamais Diego Rivera, en Europe trop souvent il demeure seulement le mari de la grande Frida Kahlo.
Une militante engagée ?
Cette fois-ci, on la tient ! Car militante communiste, Frida Kahlo l’était, assurément. Comment expliquer sinon son adhésion au
PCM (Parti Communiste Mexicain) en 1928 ? Et sa relation avec Trotski, abrité sous son toit dans la Maison bleue ? Comment remettre en question le trucage de sa date de naissance, pour
être certaine d’être considérée comme la « fille de la révolution » du fait d’être née pendant que Zapata et Pancho Villa organisaient l’une des plus légendaires révoltes qui
soit ? Que dire de ce 2 juillet 1954, soit onze jours avant sa mort où, sur un fauteuil roulant, elle se rend à une dernière manifestation communiste ? À visiter la demeure de Coyoacán,
la preuve absolue est donnée. Sur son lit, celui même où elle s’éteindra, trônent insolentes les photos de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Tsé Toung, laissées intactes. Et dans le journal
évoqué plus avant, les témoignages militants s’intercalent toutes les deux pages. À ses deux passions, Frida témoigne son attachement : « Viva Marx, Viva Diego ». N’est-ce point là
le signe d’un engagement véritable, d’un don total à la cause embrassée ?
Las, mille fois hélas, il faudrait se contenter de ces incertitudes sans les replacer dans la vie de Frida. Car, à comparer ses actes
et le calendrier de sa vie, le doute le plus extrême saisit l’observateur.
Ainsi, et en reprenant les faits dans une certaine chronologie, la vérité apparaît, beaucoup moins romanesque soudain. Sur sa
naissance, et comme dit plus avant, elle était née en 1907 et non en 1910, comme elle le prétendait. Fi donc de la fille de la Révolution !
Sur l’adhésion au PCM, curieux de constater qu’elle survient en 1928, soit quelques mois après sa rencontre avec… Diego Rivera. Même
si tous jurent que Frida s’investit dans l’émancipation de la femme dans la société mexicaine certes réputée pour son machisme, cela ne ressemble guère à un engagement politique mais plutôt
« social » et féministe.
Quant à Trotski, la vérité étant l’antithèse de la légende, soyons brefs : on la sait précipitée dans ses bras par le désir de se
venger de Diego qui vient de coucher avec Cristina, sa sœur. En outre, dire que la relation est éphémère est un doux euphémisme. Entre un homme qui craint pour sa vie, et une femme harassée de
souffrance, le désespoir semble leur unique lien, passeport pour une nuit d’oubli. Or, Frida n’aura été trotskiste que le temps de sa relation avec Léon. Aussitôt après, jure-t-on, elle revient
au stalinisme. Au point d’ailleurs d’être brièvement arrêtée lors de l’assassinat de Trotski justement. Mais là, l’explication ne doit pas se chercher bien loin. Toujours auprès du perpétuel
Diego Rivera. N’est-ce point lui qui a clamé si fort – au point d’être suspecté - pour se faire à nouveau apprécier des Communistes qu’il avait fait venir Trotski au Mexique uniquement pour le
faire assassiner ? Et ce que dit Diego, Frida le pense.
Enfin, sur le journal de Frida et ses allusions à Marx, Engels, Lénine, Staline ou Mao, avec les vénérations associées, on peut aussi
s’interroger. Ses allégeances sont datées de l’année 1953. Un petit retour biographique rappelle que c’est l’année de son amputation de la jambe droite jusqu’au genou. Harassée de douleur, elle
consomme de plus en plus de drogues, et boit une bouteille de cognac par jour. Soumise à une étrange ivresse, elle change juste de Dieux, et qu’importent alors les incohérences de sa
religion.
En fait d’engagement militant extrême, Frida Kahlo aura surtout travaillé à l’édification de sa propre légende. Une fois de plus. Et
le seul acte révolutionnaire qu’elle ait vraiment réalisé, aura été dans le fait de concilier son art et sa vie, aspect effectivement bien audacieux pour l’époque.
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Frida Kahlo: Una gran cantidad de arte y algunas
mentiras.
Ciudad de México – barrio de Coyoacán. Una casa azul trona, casi insolente, a la esquina de la calle Allende. Hay muchos visitantes. ¿A quién vienen a ver? Frida
Kahlo, por supuesto. Creo que todos la conocemos perfectamente. Exposiciones, peliculas, libros, todo parece disecado de su vida: su padre, un fotógrafo, de su accidente en tranvía entre Mexico y
Coyoacán, y tambien a través de su historia con el muralista Diego Rivera, o su relación con Trotsky.
Mexico no se equivocó, y prolifera a través de un impresionante merchandising dedicado a Frida. Bolsas, camisetas, bolígrafos, figuras de papel "maché", muñecas vestidas de "Tehuanas" y muy
parecidas a Fridas, la artista está en todas partes.
Algunas agencias de viajes organizan viajes sobre el tema "Frida y Diego." Es más que una trillada pasión artística y Frida es el embajador de Mexico, donde la mujer fascina tanto como la
artista.
Y sin embargo ... ¿No estamos equivocados desde el comienzo, al suave sonido de un mito creado por la artista a sí misma? Que hay, escondido detrás de los colores brillantes de sus telas?
Análisis de una mentira original:
Desde el principio de su vida, Frida empieza engañandonos. Dice haber
nacido en 1910, año de inicio de la Revolución Mexicana, y crea un personaje con mucho caracter. Sin embargo, ella nacio el 6 de julio de 1907. Coquetería femenina? No sólamente. Bautizada
Magdalena Carmen Frieda Kahlo, ella elimina a la "e" de Frieda en los años treinta. Desde mucho antes de que se auto-amputo de sus dos nombres de pila. Curioso, cuando también ella privilegia su
origen en Mexico. Sin embargo, la elección de Frida, ella se acerca a su padre, un Húngaro Judio cuyos padres tenían una tienda de joyería en Baden-Baden. Detalles mantenidos en una feroz
vigilancia.
En todas partes, hablan del sufrimiento cuyo Frida padecio de niña con la poliomielitis. Ella nunca lo niegara. Por lo tanto, es falso y los informes
médicos de la época pueden apoyar la cosa. Sin embargo, a la edad de ocho, en realidad se da un golpe contra un árbol y se hace una herida… al pie. Nada más. Mas dolor, sin embargo para el mita.
Pero la compasión se convierte en una cuestión, cuando empezamos hablar del padre, Guillermo Kahlo, el que tiene tanta importancia en la vida de su hija. Por la tarde, después de la escuela,
"Fridita" como el tiene costumbre llamarla, acompaña su papa en sus viajes como fotógrafo profesional. El le habla de los libros, sino también de la historia del pueblo judío. Hermosa complicidad
filial, pero sera todo?
En uno de sus diarios, Frida escribe: "Yo tenía seis años (Nda : como nos engaña sobre su edad, de verdad, tiene 9 años), cuando experimentó una intensa amistad con una niña de mi edad. En el cristal de la sala donde era mi habitación [...]Por esta puerta, me escapé en sueños [...],
entraba y bajaba en la tierra, donde mi amigo de sueños siempre me esperaba." Un ejemplo entre muchos, porque muchas veces desde entonces, Frida hablara de esta amiga imaginaria. Incluso su
hermana Cristina se refiere a este tema. Sobre este fenómeno, muchos analistas se preguntan. Debido a la persistencia de un "otro yo", la doble personalidad, a menudo se atribuyen a un episodio
traumático en la infancia, e incluso el abuso sexual. Desde allí se puede explicar la tela singular de "Las dos Frida" que encontramos en Coyoacán.
Desde allí también se puede aclarar la foto de familia, de Guillermo Kahlo en 1926, donde Frida aparece, pelo corto, vestida con un traje masculino,
en una verdadera negación de su feminidad.
En el mismo sentido, su despertar a la sexualidad precoz puede ser desconcertante, se asemeja a un olvido de su infancia.
Así, incluso antes del accidente de tranvía y contrariamente a lo que ella siempre ha intentado hacer creer, la infancia de Frida no es un remanso de
paz y de alegría inocente, donde el padre sería simplemente atento y cariñoso.
El arte a menudo justificando la vida o viceversa, una inmersión en los lienzos del pintor, se puede utilizar para refinar el argumento. Helga Prignitz-Poda, autor de "Frida Kahlo", en la
editorial Gallimard, disecciona la tela de 1928 "Chica con pato." Una simple y sencilla tela. Una niña está sentada en una silla, sosteniendo en sus brazos un pato. Se trata de Frida niña se
aprende. Pero Helga Prignitz-Poda descifra el hecho de que "pato", en español, significa el animal pato, pero también que "pato de pata" se entiende como el ginkgo, la planta, cuyo habla Goethe
en uno de sus textos. Un paseo en las palabras del filósofo revela la ambivalencia extraño oculta: "... ¿Es un ser, una sola vida, dividida como dos cosas? O dos, una y otra unidas para formar
una solamente? Al meditar sobre esta cuestión, he encontrado su verdadero significado, me parece: ¿Está usted de sentido que en mi poema, me uno y soy dos a la vez? Típico de los casi mensajes subliminales contenidos en las pinturas de la artista mexicana. Y Frida también se justifica en el juramento de que niña, la trataban
de "pies de pato", se ve como una pirueta, para cubrir las pistas.
De hecho, todas las ambigüedades de Frida aparecen en sus pinturas. Los símbolos, las metáforas son cuidadosamente dispersos. Pero, como si le preocupaba que se descubrió un día, va, con el
tiempo, desarrollar técnicas de ocultamiento de la pintura más y más polimórficos.
El vestido original: otra mentira
Coloridas, exóticas, de una excesa feminidad, las prendas tehuanas
celebradas por Frida, incluso para su boda con Diego Rivera, contribuyeron a mantener o crear el mito. Asi se viste de faldas, huipiles de altos colores, huaraches y joyas. Forma sencilla de
exportar el folklore mexicano, de ofender? No sólo. Un pequeño paseo en Tehuantepec, el pueblo de origen de la Tehuana da otra visión sobre esta forma de vestirse. De hecho, aquí es donde Frida
conduce su amigo André Breton en un viaje de peregrinación. Aquí, en más de unos miles de kilómetros de Mexico, todo se explica. En este país machista, las mujeres del Istmo de Tehuantepec han
desarrollado una sociedad matriarcal. Vestida de Tehuanas, a la origen un chal de colores brillantes, sobre los hombros, ellas son custodias de la cultura y de las tradiciones locales. En
diciembre de cada año, desfilan por la ciudad, con sus huipiles bordados, y mostrando sus adornos de oro y plata. Mejor aún, tiran frutas, sobre los hombres y los niños. Si Frida se cuestiona
sobre la omnipotencia masculina, no sera tanto curioso que haya adoptado el vestido de esas mujeres.
Obviamente, el vestido tehuano se encuentra también en las pinturas. En "Mi vestido cuelga ahí",
en 1933, el vestido se ve el tema central, en una escena que pasa en la ciudad de Nueva York, pero oscila en el vacío, en una percha. Un vestido desencarnado, casi incongruente en el entorno
urbano. De ahí a pensar que Frida se sentía vulnerable y desnuda en
Gringolandia, como ella dice, no hay mucho.
El vestido tehuano también está presente en la tela quien ya se ha mencionado, "Las dos Frida",
pero curiosamente en esta pintura, no es la verdadera Frida que lo lleva, sino su "doble".
De la misma manera, aparecen varios elementos absurdos e inquietantes en las pinturas de Frida
Kahlo. Las cortinas parecen enlaces, y rompan la verticalidad, mientras aviones y veleros pueden revelar su deseo de escapo. Curioso porque, a pesar de las infidelidades del muralista Diego
Rivera, ella parece feliz. Por lo tanto, sobre todo en los veleros, "velar" en español significa tanto navegar que tener una vela ... Cambiar de tema. En el mismo sentido, las hojas en las
pinturas de Frida nunca se arrastran a un arbol, y a veces, se ven puestas al revès. Helga Prignitz-Poda asegura que "con esta hoja al revès, siempre hay un segundo sentido de que la primera es
aparentemente obvio": cambiar de tema, olvidar.
Máscaras son también una parte integral de su pintura. La ilustración se da en la pintura "La
chica de la máscara con forma de cráneo", y el mensaje parece claro, en lo que nos dice del trauma de la infancia, rota. Una vez más, para los inocentes, sera una tela sencilla, ingenua, simple
representación de un niño a la fiesta. Folklore mexicano, festivo en su relación con la muerte, sirve de pretexto para la pintora, quien aprovechó la oportunidad para ocultar su dolor detrás de
falsos paneles.
El diario: Por fin la verdad?
Difícil en Europa, hoy, entre la profusión de biografías de Frida, obtener
un diario de Frida Kahlo que no sea escrito en inglés. Sin embargo, desde el pie en el suelo mexicano, "El diario de Frida Kahlo, un Autoretrato
intimo" está disponible en todas partes (incluso en el Palacio de las Bellas Artes, donde ni hay una pintura de Frida).
Tras la introducción, muestra que por primera vez, se publica en su totalidad y facsímil del documento ilustrado por la pintora, los últimos diez años de su vida. A ver! Y el grande escritor
Carlos Fuentes en su presentación asegura que "se siente como un miron," a la idea de entrar en un documento que no fue escrito para su publicación. ¿En serio? Frida tuvo bastante notoriedad en
los últimos diez años de su vida, a asumir que sus palabras sean explotadas un día, no?. ¿Cómo, entonces, esperar una perfecta sinceridad? Si la escritura cuidada corrobora nuestras dudas, el
cambio significativo en el pensamiento político deja perplejo.
Por último, la verdad podría venir de algunos dibujos, cuando Frida se divide en dos, una vez más, pero con el doble de Nefertiti (!!!). Un poco de mentira y luego se va, Frida juro considerar
simplemente la reina de Egipto como "una mujer liberada y una inteligente colaboradora de su esposo," pero tal vez ella entendia bien que la mujer de
Akhenaton fue mucho mas famosa que él! Y en este punto, el paralelo entre las dos mujeres, es real. Incluso si Mexico habla mas que nunca del "maestro" Diego Rivera, en Europa a menudo, sólo se
conoce como el marido de la gran Frida Kahlo.
Una activista?
Esta vez sera la buena! Porque, militante comunista, Frida Kahlo fue, sin duda. ¿De qué
otra manera explicar su pertenencia a la PCM (Partido Comunista Mexicano) en 1928? Y su relación con Trotsky, ubicada bajo su techo en la Casa Azul? Hablamos otra vez de la fijación de la fecha
de nacimiento, para estar segura de que sea considerada como "hija de la revolución", de haber nacido cuando vivian Zapata y Pancho Villa, de los más legendarios revolucionarios. ¿Qué decir de
esto 2 de julio de 1954, once días antes de su muerte, cuando, en una silla de ruedas, fue a una manifestación de sus amigos comunistas? Para visitar la casa de Coyoacán, tenemos la prueba
absoluta de sus amores politicos. En su cama, donde fallecira, se ven colgadas al techo, insolentes fotos de Marx, Engels, Lenin, Stalin y Mao Zedong, intactas. Y en el diario mencionado
anteriormente, las pruebas activistas son intercaladas cada dos páginas. En sus dos pasiones, Frida demuestra su compromiso: "¡Viva Marx, Viva Diego." ¿Es esto el señal de verdadero compromiso,
un don total a la causa politica?
¡Ay, ay, una y mil veces, hay que aceptar estas incertidumbres, sin ponerlas en la vida de Frida. Porque, a comparar sus acciones y el calendario de su vida, el observador, otra vez, se queda
perplejo.
Por lo tanto, teniendo los hechos en un determinado período de tiempo transcurrido, la verdad es mucho menos romántica de repente. Sobre su nacimiento, y como se dijo antes, ella nació en 1907 y
no 1910 como se reclamaba. Por lo tanto, Adios, hija de la Revolución!
Sobre la adhesión a la PCM, curioso constatar que se produce en 1928, pocos meses después de su encuentro con ... Diego Rivera. Incluso si todos juran que Frida participo en la emancipación de la
mujer en la sociedad mexicana sin duda conocida por su machismo. Pero eso parece mas cumplidos sociales y feministas que actos politicos, no?
En cuanto a Trotsky, la verdad es la antítesis de la leyenda, voy a ser breve (que ya me odian por
decir cosas malas de su diosa! Pero que lo sepan: me encanta Frida, su vida, su trabajo, su personalidad): Frida fue apresurada en olvidarse en los brazos de Trotsky, buscando venganza por Diego
que la engañaba con su hermana, Cristina. Además, decir que la relación fue de corta duración es un suave eufemismo. Entre un hombre que teme por su vida, y una mujer hostigada por el
sufrimiento, la desesperación parece el único vínculo, pasaporte a una noche de olvido. Sin embargo, Frida se hace trotskista el momento de su relación con León. Inmediatamente después, regresó a
estalinismo. Además de ser detenida brevemente en el asesinato de Trotsky. Pero aquí, la explicación no debe buscarse muy lejos. Como siempre, con el terrible Diego Rivera. ¿No es él quien ha
proclamado en voz alta – hasta estar sospechoso – para tener amistad de los comunistas, que había traído Trotsky en Mexico sólo para hacerlo asesinar? Y lo que dice Diego, Frida lo
piensa.
Por último, el diario de Frida y sus alusiones a Marx, Engels, Lenin, Stalin o Mao, nos déjà con
muchas preguntas. Sus lealtades están fechadas en el año 1953. Una pequeña vuelta nos recuerda que es también el año de la amputación de su pierna derecha hasta la rodilla. Usada con el dolor,
consumiendo más y más drogas y bebiendo una botella de coñac al día. Sujeta a una euforia extraña, Frida solo cambia de Dioses y poco importan las incoherencias de su religión.
En vez de compromiso militante, Frida Kahlo ha trabajado sobre todo para construir su propia
leyenda. Una vez más. Y el único acto revolucionario que ha hecho realmente, es, de hecho, conciliar su arte y su vida, algo ya realmente audaz para su época.