Narcos

Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 09:38

Narcos, cartels, drogue sont les mots désormais en relation avec l'évocation de Ciudad Juarez. Petit tour des dernières nouvelles du pays, manière que vous soyez parfaitement informés.

 

Mardi 16 mars 2010

Le Canada recommande de ne pas voyager à Ciudad Juarez

 

Le Ministère des Affaires Etrangères a signalé dans son bulletin de conseils aux voyageurs que "malgré le fait que les étrangers n'aient pas été l'objectif principal, le 14 mars 2010, dos citoyens américains ont été abattus par coups de feu."

 

Les autorités canadiennes recommandent aujourd'hui à leurs ressortissants d'annuler tous les voyages non essentiels à destination de Ciudad Juarez, étant donnée la croissante violence attribuée au trafic de drogue dans cette région du Mexique.

 

Cette décision des autorités canadiennes de déconseiller les voyages à destination de Ciudad Juarez intervient deux jours après que le Département américain ait édicté une recommandation similaire à ses ressortissants.

 

Le Canada est, après les Etats-Unis, la deuxième source de touristes pour le Mexique. Selon les derniers éléments communiqués par les autorités mexicaines, de janvier à septiembre 2009, 882.768 touristes canadiens ont voyagé au Mexique, dépassant de 70.000 personnes le chiffre record atteint à cette même période en 2008.

 

 

 

Ciudad Juarez – Chihuahua

Mardi 16 mars 2010

 

Le gouvernement fédéral investira environ 600 millions de pesos pour bénéficier à 424.442 habitants de Ciudad Juarez, comme plan de la stratégie pour combattre la criminalité.

José Angel Cordova Villalobos, secrétaire à la Santé, a également mantionné la possibilité d'investir entre 800 et 1.100 millions de pesos pour construire un nouvel hôpital, encore qu'il a rappelé que cela n'était pas prévu dans le "devis" initial.

 

Selon lui, 220 millions de pesos iraient au Secours Populaire et 315 autres millions aux infrastructures physiques, en plus de 34 millions de pesos dévolues à d'autres actions.

 

 

Vendredi 12 mars 2010

 

La corruption des agents fédéraux et locaux des Etats-Unis assignés à la frontière avec le Mexique est "une réelle menace" pour la sécurité nationale, a admis le gouvernement des Etats-Unis après avoir porté à connaissance les éléments selon lesquels plusieurs agences américaines ont été soupçonnées et accusées de délits de trafic de drogue, contrebande de personnes, blanchiement d'argent, conspiration et collusion avec les cartels mexicains de la délinquance organisée.

 

En outre, le Bureau Fédéral d'Investigation (FBI) assure que les cartels mexicains du narcotrafic maintiennent un effort concerté pour infiltrer leurs membres dans les agences policières des Etats-Unis.

 

Pour la seule année 2009, on dénombre plus de 100 arrestations de fonctionnaires et plus de 130 policiers d'Etat et fédéraux impliqués dans des activités illicites à la frontière, selon le rapport établi par Kevin L. Perkins, sous-directeur de la Division d'Enquêtes pénales du FBI, remis hier au sous-comité de Sécurité Nationale et d'Affaires Gouvernementales du Sénat des Etats-Unis.

 

Le rapport relève que dans les dernières années, on a relevé plus de 400 cas de serviteurs publics impliqués dans des actes délictueux à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, contre lesquels le FBI a donc créé l'Equipe Nationale de Travail Frontalier contre la Corruption, auquel collaborent plusieurs personnes des diverses agences de sécurité américaine pour faire face au phénomène. Il révèle aussi que "dû aux intérêts en jeu si importants et à la magnitude du problème si grand, nous avons déployé quelque 700 agents pour lutter contre la corruption dans tout le pays", et de ce groupe 120 sont plus particulièrement assignés à travailler sur les agents de la frontière mexicaine.

 

Thomas Frost, inspecteur général adjoint du DHS affirme que, pour la seule année fiscale 2009 ont été menées 839 accusations contre des agents de la dépendance, dont 576 du CBOP et 164 du Bureau de Services de Migration et Duanes (ICE) entre autres.

 

Kevin L. Perkins – qui a remis le rapport du FBI au sénat – signale que certains cas de corruption publique détectés ont des "implications dans la sécurité nationale".

 

Perkins a ainsi cité l'exemple d'un individu qui a réussi à se faire employer comme inspecteur frontalier dédié au trafic de drogue. Ce dernier a permis le passage d'une tonne de marijuana, pour laquelle il a reçu un million de dollars.

 

Pour la seule année 2009, la CPB a enregistré 360 millions de passages piétons de la frontière, arrêté 556.000 immigrants sans papiers, en plus d'intercepter 5.2 millions de livres de drogues illégales.

 

Les éléments remis par les fonctionnaires aux législateurs montrent l'amplitude du problème. A peine une personne sur dix recrutées par le Bureau de Douanes y Protection Frontalière se soumet au détecteur de mensonges et 60% d'entre elles ne sont pas aptes à occuper leur emploi, a dit le chargé adjoint du bureau des affaires internes de cette agence, James Tomsheck durant l'audience.

 

Vendredi 12 mars 2010

 

Le Parlement Européen a demandé au gouvernement mexicain de redoubler ses efforts pour combattre la violence et l'impunité enregistrées dans le pays, inclus augmenter les actions du côté de Ciudad Juarez, Chihuahua et se consacrer avec emphase en matière de droits humains.

 

Dans une résolution adoptée hier sous le titre "Escalade de la violence au Mexique", la chambre européenne a demandé que soit garantie la sécurité des femmes notamment, en référence au féminicides.

 

 

Narco-roman, en vogue !

 

Il y avait le narcocorrido, chansons à la gloire des narcos et dont certains finançent même leurs propres auteurs et groupes. Il y a aussi, et avec une nette recrudescence le narcoroman ou littérature du narco.

Bien entendu, pour une population qui se réveille chaque matin avec l'annonce de crimes plus sanglants les uns que les autres, d'enlèvements, d'insécurité croissante, de corruption grandissante, le "narco" est entré dans la littérature mexicaine il y a de nombreuses années. Mais si discret autrefois (ni un Octavio Paz, ni un Carlos Fuentes n'en auraient fait leur sujet de prédilection), le "narco" est aujourd'hui le sujet qui occupe la devanture des libraires. Juan Villoro, dans son essai "La alfombra roja", sur l'empire du narcoterrorisme a ainsi obtenu cette année le prix du Journalisme Roi en Espagne. Et d'assurer que "Le narcotrafic a gagné les batailles de la culture et de l'information dans une société qui s'est protégée du sujet en le niant".

La question qui se dégage de tout ça en fait, c'est : "la littérature doit-elle être reflet de la réalité et si oui, ne se convertit-elle pas en apologie de la violence et du narcotrafic" ? Les réponses sont cruciales.

Par Gracianne - Publié dans : Narcos - Communauté : Le Mexique
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 05:42

Chut, mais super chut, ok ? Ceci reste entre nous, je compte sur vous. Alors voilà, vous vous souvenez que, lors de la revue de presse de mon arrivée, le 23 juillet, je vous ai raconté qu'à La Ventanilla, 2 barques contenant 7 tonnes de cocaïne avaient été trouvées. Et que sur ces 7 tonnes, 3 avaient été récupérées, et que les 4 autres étaient dans la nature. Ben pensez donc que l'affaire ne s'est pas arrêtée là.

Il y a quelques jours, j'ai voulu envoyer mon frère là-bas, vivre l'expérience de nuit de la ponte des tortues, et vous vous souvenez aussi qu'on me l'a clairement déconseillé, en m'expliquant que les narcos se déguisaient en touristes et cherchaient leur cargaison, le tout au milieu du ballet des hélicos de la police qui survolaient le coin… Vous y en a toujours suivre ?


Alors, nouveau rebondissement ce soir ! Hier, à 2 heures du matin, 18 camionnettes noires sont entrées dans le village de Ventanilla et les narcos ont pénétré dans toutes les maisons, assez énervés, pour trouver leur poudre. Bien entendu que la police les a vus passer, voyons ! Mais personne n'a bougé. Sont pas fous, les flics d'ici ! Savent bien que les narcos, ça sort généralement couvert, enfin armés jusqu'aux dents, quoi ! Et les méchants ont séquestré trois personnes, et aussi une autre mais qui a "revendu" tous les paquets trouvés dans la nature et qui n'a plus de fric, paraît-il. Ca sent mauvais !


Seulement voilà. Le hic, le gros gros hic, il est à venir ! C'est que ce soir, on nous a aussi dit que deux mecs du village de chez nous (j'ai les noms, mais en fait, je sais absolument pas qui c'est ! Je vous jure, monsieur le narco méchant, je les connais pas ces types, d'ailleurs je suis au courant de rien…) – ces imbéciles sans cervelle – ont récupéré en mer des paquets. Pour beaucoup beaucoup beaucoup d'argent. Et le gros gros hic, c'est qu'il paraît que les narcos ont leurs noms. Et qu'ils les cherchent dans le village ! Et va dormir, toi, quand tu sais ça ! Bou diou, s'ils débarquent en pleine nuit, je me fais un infarct' de trouille, ça c'est garanti. Le premier camion noir qui se pointe ici, je dégaine ma machette, vous préviens !

 

Sinon, la voisine qui ne m'adresse jamais la parole d'habitude (la femme de l'Indien de ma chronique de l'autre jour) est arrivée aujourd'hui, tout sourire, pour me demander si je pouvais la dépanner de 10.000 pesos (à peu près 600 euros). Et qu'elle me les rendrait le mois prochain. Lui ai, avec le sourire, expliqué la vérité, à savoir que j'ai pas 10.000 pesos. Là-aussi, le hic, c'est qu'il y a 6 mois, des gens lui avaient prêté de l'argent, et ôooooo misère, elle a été cambriolée, dis donc ! Et on lui a volé pile poil les 50.000 pesos qu'elle devait. Rien d'autre ! Et sans effraction, ni vol latéral, dis donc ! C'est fou hein, l'insécurité de ce petit village de pêcheurs…

 

Dernière nouvelle, une maison d'éditions de Oaxaca est intéressée par mes "Contes et nouvelles mexicains" mais "préfère" que je les traduise auparavant en mexicain ! Ah la bonne blague ! Je fais comment, moi ? Autant, je lis couramment le mexicain, vous le traduis comme qui rigole, mais de là à faire de la littérature en mexicain directement, y a un monde… Suis encore une fois mal barrée, je sens !

 

En préparation, je vous mijote la recette filmée siouplait du "pico de gallo" (miam), une vidéo bidonnante d'un crétin du Pays basque (je sais, j'ai honte !) qui a voulu faire du kayak devant chez nous hier – pauvre imbécile -, et une présentation des villages de la côte oaxaqueña. N'est-ce pas que je vous gâte ? Bon, je finirai certainement vite, enfin si les petits narcos viennent pas me manger avant…

Par Gracianne - Publié dans : Narcos - Communauté : Le Mexique
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 06:36


Elle était connue comme "l'avocate des narco-trafiquants". Raquel Villanueva, avocate mexicaine, avait déjà survécu à 4 attentats.

Le premier avait eu lieu en mai 1998 quand une bombe de fabrication artisanale avait été lancée contre son bureau. Puis le 23 mars 2000, elle s'était retrouvée coincée dans les portes tournantes de l'Hôtel Impérial de Mexico, après une réunion avec un présumé protecteur du Cartel de Juarez et on lui avait tiré dessus. Toujours la même année 2000, au mois d'août, trois hommes âgés de 25 à 28 ans étaient entrés dans son bureau et lui avaient tiré dessus à cinq reprises. En novembre 2001, alors qu'elle était entourée de gardes du corps, des "sicarios" avaient tenté de l'abattre à Monterrey, alors qu'elle sortait d'une réunion avec des juges fédéraux.

Lors d'un récent interview, elle a déclaré "Il est très clair que j'aurais dû mourir, il y a 9 ans déjà. Alors je crois que Dieu veut me confier une mission, et je vais essayer de l'assumer du mieux que je puis". Un livre autobiographique devait sortir prochainement chez Random House.


Elle a été abattue ce 9 août à 11h30 (heure locale) alors qu'elle faisait des achats au marché de Monterrey, en compagnie de sa fille, adolescente. Un groupe de "sicarios" lui a infligé plusieurs rafales de gros calibre, avant que l'un d'entre eux tire une dernière fois, pour s'assurer de sa mort.


Je m'incline ici devant la mémoire de cette grande dame. Rien d'autre à dire.


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Era conocida como "la abogada de los narcotraficantes". Raquel Villanueva, abogada mexicana, ya habia sobrevivido a 4 atentados.

Ella sufrio el primer atentado en mayo 1998 cuando se lanzo un aparato explosivo de fabricacion casera contra su despacho. Después, el 23 de marzo de 2000, las balas de los sicarios la alcanzaron, tras concluir una reunion con el presunto protector del Cartel de Juarez, cuando quedo atrapada en la puerta giratoria del Hotel Imperial de México. Siempre el mismo año, en agosto, tres hombres de 25 a 28 años, entraron en su despacho y le dispararon cinco veces. En noviembre 2001, a pesar de los escoltas, sicarios intentaron matarla en Monterrey cuando ella salia de una reunion con juzgados federales.

En su ultima entrevista, adeclaro: "A mi me queda muy claro que yo deberia estar muerta hace nueve años. Por eso creo que Dios tiene un proposito para mi y espero hacer lo correcto". Se preparaba para contar sus memorias en libro que seria publicado por la editorial Random House.


Fue asesinada este 9 de agosto, sobre las 11.30 horas (hora local), cuando se encontraba comprando en el mercado de Monterrey, junto con su hija adolescente. Un grupo de sicarios la mato a balazos de grueso calibre, antes de que uno de ellos se agurara de su muerte con un tiro de gracia, para asegurarse de su muerte.


Aqui, queria darle ultimo homenaje a esta gran mujer. Nada mas que decir.

Par Gracianne - Publié dans : Narcos - Communauté : Le Mexique
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