Livres et auteurs

Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 09:26

L'interview de Gracianne Hastoy

Livre : Squelettes en sucre

Sous-titre : histoires indigènes de la province d'Oaxaca

Editeur : Séguier (Paris)

ISBN : 978-2-8404-9605-2

Prix : 22 euros

 

 

Rédaction : Après cinq ans d'absence, vous revenez avec un sujet totalement différent sur le Mexique. Est-ce à dire que vous tenez la promesse faite il y a cinq ans de ne plus jamais écrire sur le Pays basque ?

 

Gracianne Hastoy : Exact, à une exception près, celle de continuer à intervenir chaque fois qu'on me le demandera sur les sorcières de Zugarramurdi. C'est pour cela que j'ai accepté de préfacer le livre de Régis Duvignau sur le sujet il y a quelques mois ("Pays de Sorcières", éditions Atlantica). En dehors de cela, l'expérience "Mikel et Soledad", co-écrit avec Jean Chalvidant, m'a effectivement fait décider de ne plus écrire de romans sur le Pays basque. De toute manière, cela tombait bien, le Mexique était là, et j'avais une furieuse envie de transformer ma passion pour ce pays en livre. C'est ma seule façon de dire que j'aime, somme toute.

 

Rédaction : Ok, alors un livre sur le Mexique, on a déjà vu, non ?

 

Gracianne Hastoy : Pensez-donc ! Celui-là est unique (rires). D'abord, parce que même s'il est signé de moi, je ne suis que celle qui retranscrit, mais toutes les nouvelles que je traite ici m'ont été racontées par des indigènes du Mexique. En fait, je ne suis qu'un transfuge. Depuis B. Traven, peu de livres "mexicains" ont parlé des indigènes. Il y en a, bien sûr, mais peu de romans, peu de nouvelles. Il y a la parole des historiens, des politiques, des narcos (très à la mode), mais la situation toujours catastrophique des indigènes au Mexique intéresse peu. En outre, le Chiapas focalise un peu toute l'attention, des ONG et autres, et j'étais un peu agacée que dans ma province, Oaxaca, on ne soit pas assez "pauvres" pour susciter l'intérêt, alors que 50% des gamins y sont en dénutrition. C'est ma façon d'alerter et de sensibiliser à ce coin de paradis qui cache beaucoup de misère.

 

Rédaction : Il paraît qu'on vous appelle "la guëra" là-bas, qu'est-ce que ça signifie ?

 

Gracianne Hastoy : Guëra, guëreja, je ne compte plus (rires). Ca signifie "la blanche", rien de bien original à ça. Mais si vous voulez mon avis, je préfère être surnommée ainsi que "gringa" qui reste toujours aussi péjoratif.

 

Rédaction : 2010, vous avez choisi sciemment de sortir ce livre en cette année importante pour le Mexique ?

 

Gracianne Hastoy : Oui. C'est en effet une grosse année pour le Mexique, puisqu'on y célèbre les 200 ans de l'Indépendance et le centenaire de la Révolution. Je crois que c'est le moment de faire le point. On a vu, il y a quelques jours, que l'homme le plus riche du monde est un Mexicain, Carlos Slim. C'est fou, parce que le pays a beaucoup souffert de l'impact touristique de la grippe A (rappelez-vous, il y a un an, tout a démarré de là-bas), paye cher le prix sur une économie déjà fragile, bataille dans la guerre contre les narcos avec quelque 600 morts par mois rien que pour la ville de Ciudad Juarez, et dans le même temps, nous sort le type le plus riche du monde. Voilà, c'est ça mon livre, toutes ces ambivalences, ces paradoxes. C'est fascinant, non ?

 

Rédaction : Vous avez dit tout à l'heure "ma" province, en parlant d'Oaxaca. Vous vous y êtes installée définitivement ?

 

Gracianne Hastoy : Je suis encore en transit entre le Pays basque et le Mexique, mais il est évident que mon avenir est là-bas. J'y ai trouvé beaucoup de réponses personnelles, et le Mexique m'a beaucoup "construite". Revenir en France est à chaque fois plus difficile. Il faut dire que ce que devient la France en ce moment, surtout quand on s'en éloigne un peu, est un peu fou. Vue de loin, elle est ridicule. Nous sommes à côté de la plaque, c'est grave ! Là-bas, mais comme tous les gens qui voyagent, j'ai réappris la simplicité, l'authenticité, vivre de façon plus sommaire, moins confortable certes, mais aussi plus écologique. J'ai vu des émissions de télé, il y a peu, en France, où l'on envoie des gamins difficiles passer une semaine à l'étranger, pour les calmer. C'est tout le monde qu'il faudrait "recadrer" de la sorte. Se rappeler que ça ne tombe pas tout cuit dans l'assiette. Je vais vous raconter une anecdote qui m'a marquée. L'an dernier, au moment de la grippe A, justement, je me suis retrouvée coincée au Mexique, sans possibilité de rentrer en Europe comme prévu (Bachelot s'était un peu affolée pour rien, mais bon, elle a fait pire après !). Je m'inquiétais parce que je n'avais pas apporté assez d'argent pour un séjour aussi long. Et un indigène m'a dit gentiment et avec un grand sourire : "si nous pouvons survivre ici toute l'année, tu pourras bien survivre quelques semaines de plus, non ? Un poisson, des fruits, tu ne vas pas mourir de faim". Ca m'a définitivement calmée. Il avait tellement raison !

 

Rédaction : Vous ne prononcez jamais le mot "Indien" mais "Indigène" ?

 

Gracianne Hastoy : Ben c'est quand même grave que depuis plus de 500 ans, on trimballe une erreur dialectique pareille. C'est quand même parce que ce bougre de Colomb s'est gourré en 1492 qu'on les a appelés les "Indiens". Donc j'essaie toujours de dire Amérindien ou Indigène, mais parfois, je fais comme tout le monde – les Mexicains aussi le font, hélas ! – et j'utilise le mot "Indien". Je m'en veux après coup, mais c'est un réflexe. Je me soigne, docteur, je me soigne… Pourtant le sujet me tient à cœur, et je bataille, il y a encore tant à faire. Je ne suis pas ce qu'on appelle une révolutionnaire, mais quand je constate la situation des indigènes au Mexique, j'ai vraiment envie d'agir. Ce livre est une modeste pierre à l'édifice, et j'espère qu'il sera reçu ainsi. Il essaie de montrer qu'ils sont détenteurs de l'histoire de ce pays, de ses traditions, de sa culture. Au lieu d'en avoir honte (la Conquista a fait son travail de sape, normal !), il faut qu'ils réapprennent à en être fiers.

 

Rédaction : D'autres projets en cours sur le Mexique ?

 

Gracianne Hastoy : Oui, un roman biographique sur une chamane fameuse de Huautla de Jimenez. Je demeure surprise que le Mexique sache si mal parler de lui, avec cette pudeur chevillée au corps. Les Mexicains ont encore du mal avec leurs idoles. Frida Kahlo est un peu l'exception. Mais d'autres personnages comme Sor Juana de la Cruz (heureusement portée à la notoriété par le grand Octavio Paz) ou Maria Sabina qui sont tout aussi emblématiques n'ont pas encore eu droit à la reconnaissance internationale grâce à des biographies. Je vais essayer, à ma modeste façon, de changer les choses. Avec des mots… comme toujours.

 

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs - Communauté : Le Mexique
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 12:43

SquelettesenSucre.jpgLes "Squelettes en sucre" sont livrés en pâture, ça y est. Livrés à la critique intransigeante, la pire de toutes, celle des lecteurs. Mais j'ai une chance folle dans cette adversité, celle d'avoir les meilleurs lecteurs de la terre. L'attaché de presse dit que le livre est bien reçu par les libraires, bien accueilli, et je m'en réjouis. En revanche, côté journalistes, évidemment… Deux interviews vendredi soir, l'une pour Radio Oloron (ma ville de naissance) et l'autre à destination du Maroc. Les Basques continuent de bouder. C'est leur problème, et c'est assez symptomatique de leur relation à l'intellectuel, à l'artistique, et à leurs œillères. Ils n'en ont pas conscience. Ca me nâvre. Mais sur le fond, je m'en fiche un peu. Moi, ma préoccupation, c'est que les livres existent. Et celui-là est devenu réel, concret. Il n'est pas littéraire, on ne pourra pas me reprocher qu'il soit "académique" comme on l'a souvent dit de mon écriture. Histoires abruptes, livrées tel quel. Avec cette maudite faute, page 77, qui m'empoisonne le cervelet, mais bon, passons… Maintenant, j'attends les réactions, les avis, et je tremble un peu. S'il ne plaisait pas, c'est comme si l'on reniait une partie de ce que je suis…

Hormis cela, je vais essayer de préparer ici un petit compte-rendu du mois de mars, côté narcos, parce que ça a chauffé sacrément vers Ciudad Juarez ces jours-ci. Et peut-être que je me fendrai aussi d'un bilan des activités culturelles, parce qu'il s'en est passé pas mal aussi. Mais si j'ai le temps… Car me voilà enfermée au centre de la France pour la semaine, à devoir bosser sur un bouquin ultra sérieux et pointu, et ça va mobiliser toutes mes (pauvres, très pauvres) ressources intellectuelles, je le crains…

En tout cas, je profite de cette page de mon blog pour remercier toutes celles et ceux qui ont répondu présent à mon invitation de vendredi soir ! Du fond du cœur…

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs - Communauté : Le Mexique
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 16:31




Bizarre tout de même qu'il y ait aussi peu d'éléments biographiques sur l'auteur Bruno Traven, en comparaison de tant d'écrits (quasiment tous portés au cinéma en adaptation). Vous l'aurez compris, j'ai adoré "Canasta de Cuentos mexicanos" (ici, critiqué dans la page livres). Et comme dit l'autre jour, ai acheté à peu près tous les autres livres de Traven que je pouvais me procurer à la librairie de la Universidad del Mar. Le hic avec Traven, c'est qu'on ne sait pas du tout qui il était, fuyant l'Allemagne, navigateur, aventurier ? On sait qu'il est arrivé au Mexique en 1924 (né en 1890, à Chicago ???????), s'est éteint en 1969, et a été considéré comme le "génie littéraire des indigènes", tant il a bien compris et décrit l'âme indienne. Dans son livre "La Carreta", on peut apprendre qu'il a été, tour à tour, marin, acteur, éditeur de revues, politicien anarchiste. Bref, on accumule tout, on fait un grand mélange et on balance au lecteur. Même son livre "El barco de la muerte", décrit comme semi-autobiographique, n'est pas un modèle de biographie "pure".

 

On a longtemps prétendu que Bruno Traven (même sur son nom, on a des incertitudes, Bruno ou Breico ? C'est pourquoi ses livres sont titrés B. Traven, et on est presque certains qu'il s'agit d'un pseudonyme) était Allemand, mais il semble que ses premiers écrits soient en Anglais ! Il écrivait parfaitement en anglais, allemand ou espagnol. Difficile de s'y retrouver là-dedans. D'autant qu'on lit un peu partout qu'il aurait put naître à Chicago  (il le prétendait lui-même) ! Oui mais comment comprendre que son premier livre (El barco de la muerte) sorte en 1926 à Berlin ? D'autres disent qu'il s'appelait en fait Otto Frege et était né en Pologne. Ou qu'il s'appelait Traven Torvan, ou Ret Marut. On est perdussssssssssss ! Au secours !

En tout cas, et je maintiens, un grand auteur. Avant de vous critiquer ici, "La rebellion de los colgados" ou autres livres, célèbres, et adaptés au cinéma (notamment aussi "El tesoro de Sierra Madre" qui a eu un grand succès à Gringolandia et adapté au cinéma avec Humphrey Bogart dans le rôle principal), je m'attache aujourd'hui à vous présenter "La Carreta".

 

Ce livre a une origine particulière, parce que d'aucuns prétendaient que Traven était incapable d'écrire une histoire d'amour et il a, ici, voulu les faire taire, probablement.

 

Andrès est un jeune "charretier" qui va être vendu au cours d'une partie de cartes par son maître à un autre. Il va arpenter les routes incertaines du Chiapas en tant que charretier, avant de rencontrer une jeune indienne et en tomber amoureux.

 

Je suis un peu sur la réserve avec ce livre. D'abord, parce qu'on y sent Traven mal à l'aise avec son sujet. Répétitions, redites, longueurs invraisemblables sur les bœufs, la charrette, les routes du Chiapas, la vie des charretiers. On prend les mêmes et on recommence 50 pages plus loin. Résultat, l'histoire d'amour arrive enfin, page 186 (sur un total de 332). Et vous sautez dessus comme des morts de faim, parce que vous n'en pouvez plus des descriptions – certes bien écrites, mais longues, si longues ! – de paysage, de situation, et de condition. Or, on ne peut pas dire qu'on croule sous l'action torride de ce livre…

 

Mais vous aurez l'impression que je n'ai pas aimé ce bouquin alors que c'est faux, et que je me suis tout de même laissée bercer par sa jolie musique, comme d'habitude… Parce que je donnerais quand même tout ce que j'ai pour avoir une once du talent d'un Traven. Ce type a vraiment tout compris des Indiens. Et c'est là que c'est étrange et que les mystères de son écriture rejoignent ceux de sa vie. Comment un étranger a-t-il pu à ce point comprendre aussi intrinsèquement l'âme mexicaine ? D'accord, on nous dit qu'il s'est installé parmi eux, au Chiapas notamment. Mais du coup, l'imaginaire l'emporte sur le rationnel, et on imagine volontiers cet écrivain, vivant de façon misérable, agissant comme un anthropologue-sociologue, plongé au cœur de la population locale. Du coup l'auteur est plus un aventurier qu'un auteur au sens strict du terme. Et c'est aussi ce qui fait qu'on lui pardonne aisément certaines longueurs et des difficultés à parler de sentiments. L'eau de rose, ce n'est pas le genre de la maison. Tout de même, quel sacré testament il a laissé avec ses livres. J'y reviendrai, en vous chroniquant chacun de mes lectures de lui, parce qu'au cas où vous ne vous seriez pas rendu compte : je suis fan ! Tiens, d'ailleurs, je devrais peut-être enquêter pour essayer d'écrire la première vraie biographie documentée sur l'auteur. Mais quel boulot ! Je ne sais pas par où commencer ! Alors pour l'instant, autant me contenter de le lire, et continuer de me régaler…

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs - Communauté : Le Mexique
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:37

TITRE : LA SOLDADERA (Les Barcelonnettes)

Auteurs : Alain Dugrand & Anne Vallaeys

Editeur : Fayard

20 euros

Langue : français

 

Pour qui sait qu'en France, existe un village du nom de Barcelonnette, véritable enclave mexicaine, le titre pouvait être alléchant. De même, le résumé faisait envie : "1884 – Une jeune Française, Emma Vernier, s'embarque, éprise d'aventure, pour New York. Elle traverse en train les Etats-Unis et, par le poste frontière d'El Paso, entre au Mexique qui hante ses rêves depuis toujours. Son destin héroïque commence à Mexico. Sa vie se confond avec l'histoire du Mexique soumis au despotique président Porfirio Diaz…"

J'ai cru que j'allais me régaler : monstrueuse erreur ! Ce bouquin est mal écrit, truffé de fautes grossières. On sent que les auteurs ont bien bûché l'histoire, mais la dimension romanesque est mal amenée. Bref, on saute les pages, on cherche un prétexte pour poser le bouquin et aller faire autre chose. Pourtant le sujet était bon. Voilà tout l'intérêt de savoir traiter, posséder son livre. On apprend que chacun des auteurs a publié plusieurs romans. On s'en étonne ! Ou alors, ils ne savent pas écrire à deux mains (l'imbécile qui dit qu'on écrit à quatre mains oublie, qu'hormis exception, on écrit qu'avec une !)…

Bref, ce bouquin ne m'a pas fait voyager, et Dieu sait si j'aurais aimé me promener dans le Mexico de cette période. A classer sans plus s'y appesantir.

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 13:56

Titre : Un doux parfum de mort (Un dulce olor de muerte)

Auteur : Guillermo Arriaga

Traduit du mexicain par François Gaudry

Edition française : Editions Phébus

 

 

 

J'aime bien la façon d'écrire de Guillermo Arriaga, et dans l'ensemble, je me régale de ses mini-romans, plus proches de la nouvelle que de la grande saga interminable. Après avoir lu "L'Escadron Guillotine", et "Le bison de la nuit", j'achève à l'instant "Un doux parfum de mort". L'écriture est toujours aussi ciselée et fine, un peu à la Luis Sepúlveda. L'atmosphère est diablement mexicaine, et on visualise presque la bière Corona posée sur la table devant ces messieurs, et l'odeur des tortillas émanant du comal.

L'histoire est captivante : quand on retrouve le cadavre d'une jeune femme dénommée Adela, Ramón est immédiatement pressenti comme son "amoureux caché" et c'est à lui qu'incombe le devoir de venger la famille de la mort de leur dernière enfant. Du coup, parce qu'il est marginal, différent ou un peu de tout cela à la fois, c'est Le Gitan, pourtant parfaitement innocent qui sera livré à la vindicte villageoise, et que Ramón aura mission de tuer.

J'ai dévoré ce tout petit livre en un rien de temps, toutefois frustrée de le refermer sans savoir qui est le véritable meurtrier. Mais c'est aussi le charme de la littérature mexicaine de ne pas révéler tous ses mystères.

 

Sinon, sachez que Guillermo Arriaga est né à Mexico en 1958, et que cet universitaire non conformiste a vite abandonné l'écriture (au grand dam de ses lecteurs) pour passer au cinéma, grâce à quoi il est devenu une star à Hollywood, dans Gringolandia, quoi… Mais avec l'excellent film 21 grammes.

 

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Título: Un Dulce Olor de Muerte

Autor: Guillermo Arriaga
Traducido de Mexico por Francois GAUDRY
Edición en francés: Ediciones Phébus



Me gusta cómo escribe Guillermo Arriaga, y, en general, me gustan sus mini-novelas, más cerca de la noticia que de la saga interminable. Después de leer "El Escuadrón Guillotina" y "El búfalo de la noche," acabo de leer "Un dulce olor de muerte". La escritura es siempre fina, un poco parecida a la de Luis Sepúlveda. El ambiente es diabólicamente mexicano, y casi podemos ver la cerveza Corona sobre la mesa delante de estos señores, y sentir el olor de las tortillas en el Comal.
La historia es fascinante: cuando encontran el cadáver de una joven mujer llamada Adela, Ramón es inmediatamente percibido como su "amante secreto" y el titular tiene el deber de vengar a la familia de la muerte de su última niña. Así que, ya que es marginal, diferente o un poco de todo al mismo tiempo, El Gitano, aún perfectamente inocente, se encuentra acusado por el pueblo y tiene que ser matado por Ramón.
He devorado este libro pero sin embargo, frustrada al cierre por no saber quien era el verdadero asesino. Pero también es el encanto de la literatura mexicana no revelar todos sus misterios.
Sabemos que Guillermo Arriaga nació en Mexico en 1958, y que pronto abandonó su carrera de universitario y lo de novelista (para disgusto de sus lectores) para ir al cine, a través del cual se convirtió en una estrella en Hollywood, a Gringolandia, entonces… Pero con la excelente pellicula, 21 grammos.

 

 

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs
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