Cuisine et Gastronomie

Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 16:41


Avouons que c'est gonflé : aller dans un restaurant argentin, au Mexique, et demander une salade au roquefort bien française ! Mais c'était sans compter sur le savoir-faire d'Angel, serveur au Restaurant El Che de Oaxaca.

Première surprise, il arrive avec sa table à roulettes devant toi, et mélange tous les ingrédients – avec patience – de façon à ce que tu n'en loupes pas une miette.


 

L'entrée du restaurant


Angel, en plein travail...




RECETTE :

Donc, dans un grand plat, écraser un bon gros morceau de roquefort, y ajouter deux cuillères d'huile d'olive, et continuer à en faire une pâte onctueuse. Puis mettre un peu de sauce anglaise worcestershire (imprononçable, mais bon !), deux gouttes de sauce Maggi, et le jus d'un demi citron vert. A cela, ajouter un peu de moutarde anglaise, vraiment très peu. Continuer de mélanger, et liquéfier avec le quart d'un verre de lait froid. Puis à la fin, ajouter un verre de téquila plein de vinaigre.

 

Dans cette préparation, tremper et enduire de sauce des feuilles très fraîches de laitue. Puis disposer dans un plat, saupoudrer de persil haché, et donner un tour de moulin à poivre…

 

Régalez-vous, c'est divin !

 


 

La rue 5 de Mayo, où est située le restaurant, à l'angle de Santo Domingo. Une de mes rues préférées de Oaxaca, non loin de l'atelier de la peintre excellente, Nina Mayès.
Calle 5 de Mayo, donde esta ubicado el restaurante, a la esquina con Santo Domingo. Una de mis calles preferidas en Oaxaca, donde tambien se encuentra el taller de la pintora famosa, Nina Mayès.




Una ensalada de roquefort, riquissima !

 

Bueno, es un poco loco : ir en un restaurante argentino, en México, y pedir una ensalada de roquefort à la francesa! Pero eso fue posible gracias a Angel, camarero al Restaurante El Che de Oaxaca.

Primera sorpresa, el viene con una mesa con ruedas adelante de ti, y mezcla todos los ingredientes – con mucha paciencia – de manera que tu no te faltes nada.

 

RECETA:

Bueno, en un plato grande, moler un gran pedazo de roquefort, añadir dos cucharras de aceite de oliva, y hacer un mole onctuoso. Después, meter un poco de salsa inglesa worcestershire (no se puede pronunciar, pero esta rico!), dos gotitas de salsa Maggi, y el jugo de medio limon verde. A esta mezcla, añadir un poquito de mostaza inglesa, pero muy poco. Seguir mezclando, y añadir el quarto de un vaso de leche fria. Al fin, meter un vasito de tequila lleno de vinagre.

 

En esta salsa, meter hojas de lechuga bien fresca y mezclar para que se llenan de salsa. Poner en un plato, añadir perejil alio, et dar un turno de molino con pimienta.

 

Buen provecho, sera riquissimo!

 

Ca ne rend pas très bien car j'avais oublié mon flash, mais je vous promet qu'au palais, c'est fameux !!!

 

 

Par Gracianne - Publié dans : Cuisine et Gastronomie - Communauté : cuisine mexicaine
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 13:33

Rédaction : 20/04/2009

 

Le vrai, l'unique, c'est le Mole Poblano. Comprendre originaire de la ville de Puebla. On retrouve le Mole déjà sous le règne des Aztèques, sous le nom de "mulli", signifiant potage ou mélange. Mais la légende raconte qu'au Couvent Santa Clara, les bonnes sœurs furent un jour surprises de l'annonce de la visite de l'archevêque Juan de Palafox. Ce dernier s'invitait à déjeuner le lendemain, et rien n'était prévu. Les bonnes sœurs, qui avaient fait vœu de silence, collectèrent tout ce qu'elles avaient sous la main dans la cuisine : du chocolat, des piments, des cacahuètes, mais aussi du dindon (guajolote en mexicain). Le mélange fut fort apprécié par les convives, et ainsi naquit l'un des plats les plus célèbres du pays.

 

Ingrédients :

 

Un dindon tendre et petit. 8 piments anchos, 15 piments mulatos, 2 piments pasillas, 1 piment piquant, 3 grosses tomates bien mûres, 50 grammes d'amande, 50 grammes de raisins secs, de l'ail, du pain frit, du poivre moulu, de la cannelle, du persil, du poivre en grains, de l'oignon, du sucre, ¼ de tablette de chocolat, 1 tortilla, du sel, du saindoux, sésame.

 

La veille, ôter les graines des piments, les déveiner et les mettre à tremper dans de l'eau salée toute la nuit.

Le lendemain, mettre les piments à cuire avec 2 gousses d'ail, le pain, la tortilla frite, l'oignon.

Ebouillanter les tomates, leur ôter la peau, et les mélanger avec le piment fort. Nettoyer et flamber parfaitement le dindon, le couper en morceaux, faire cuire le cou, la tête, et les ailes dans de l'eau avec de l'oignon, du persil, une gousse d'ail, jusqu'à l'obtention d'un bon bouillon.

Dans un grand faitout, faire revenir les autres pièces de dindon découpées dans du saindoux. Quand elles sont bien cuites, ajouter la tomate et le piment piquant. Quand le mélange sèche à la cuisson, le mouiller au fur et à mesure avec le bouillon. Ensuite, ajouter la préparation de piment moulu avec la tortilla frite.

Laisser cuire encore, et ajouter du bouillon et du sel. Laisser bouillir jusqu'à ce que le dindon devienne très tendre. Ajouter du bouillon tant que c'est nécessaire. Ajouter le sucre et le chocolat, laisser bouillir encore un peu.

Décorer avec des raisins secs et des amandes. Saupoudrer de graines de sésame.

 

A noter que les proportions exactes n'existent pas, et l'on peut changer certains ingrédients. Ainsi, chaque cuisinière mexicaine est capable de faire un mole différent de celui de sa voisine. Mais le délice est toujours au rendez-vous.

 

Le meilleur moment pour le déguster :

Mon mole préféré est celui offert par les habitants au moment de la Toussaint (dia de los muertos). Il n'est pas rare alors de voir les gens venir vous livrer à domicile de délicieux "tamales" de mole, des galettes de maïs bouillies, fourrées de mole, servies et roulées dans des feuilles de bananier. Personnellement, je crois que c'est un de mes plus jolis moments gastronomiques de l'année.

Par Gracianne - Publié dans : Cuisine et Gastronomie - Communauté : cuisine mexicaine
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 13:19

Je rentrais tranquillement de la plage car aujourd'hui sur la belle côte du Pacifique, les vagues sont énormes. Pepe dit que c'est à cause de la lune. Bref, en tout cas, il était onze heures et j'envisageais d'aller à la douche, car contrairement aux mexicains, je ne prends pas mon "almuerzo" à 11 heures du matin, et continue mes maudits rites européens de petit déjeuner (8 heures), déjeuner (12-13 heures) et dîner (19h30-20h00). Ce qui est assez ridicule, parce que mon corps crève la dalle à 11 heures et à 17 heures. D'ici à penser que mon corps est plus mexicain que mon âme, il n'y a pas loin. Donc, vers 11h30, Pepe est venu me dire que sa femme m'envoyait à manger, et que je devais me dépêcher de déguster avant que ça ne refroidisse.

Quel plat divin, mes aïeux ! Des empanadas de sardine à l'escabèche, avec des frijoles negros, et un peu de salsa de chile habanero casero. En fait, Pepe dit qu'il n'y a pas de sardine dedans sinon du thon noir, des olives, de la coriandre, de l'oignon, mais en fait peu importe, ce qui compte c'est que c'était délicieusement bon. Il faut dire que cela fait trois jours que Pepe m'entend pester parce qu'au village, il n'y a pas un foutu endroit où bouffer vraiment mexicain, et que j'en ai marre de la nourriture pour gringos : pizzas, pâtes, ketchup et hamburger. Au fin fond du Mexique, trouver plus facilement un hot-dog qu'un mole, c'est quand même un comble, non ?

Là où je dois pêcher un peu par subjectivité, c'est qu'en France, le premier qui me verra manger des haricots n'est pas encore né, ni d'ailleurs celui qui me verra manger du thon noir (ok, il n'y a pas de thon noir en France, mais c'est pareil pour le thon rouge, je n'y touche pas !)

Nous avons donc dilapidé les 12 empanadas, les frijoles et toute la sauce piquante comme des morts de faim, et je n'ai pas pu résister au plaisir de faire marcher Pepe en lui disant que nous n'avions pas aimé et que c'est Pecoso (le chien) qui avait tout mangé. Mais je n'ai pas pu résister bien longtemps à lui dire que c'était absolument délicieux.

C'est un sacré privilège, il me semble, que de bénéficier de ces petits cadeaux. Je sais pertinemment que si j'étais une de ces touristes embarquées par un tour-operateur quelconque à destination de Cancun, je ne connaîtrais rien de ce Mexique là. Déjà, pour "el dia de los muertos" (la Toussaint), le frère de Pepe, Roberto, m'avait offert des tamales avec du mole negro dedans. J'en avais tellement mangé que j'ai frôlé l'indigestion. Même le voisin est venu m'en offrir. Du coup, en décembre, je lui ai offert des "crêpes à la française" et il a adoré cela (il voulait même les mettre à la carte du restaurant, rires). Ces attentions délicates me touchent beaucoup. Je ne sais pas "s'ils" s'en rendent compte et si je les remercie suffisamment, mais vraiment cela m'émeut beaucoup. Dans ces moments-là, et comme chaque fois que je viens dans ce pays, je suis volontiers bouleversée. Et surtout une privilégiée.

Autre cadeau, ce matin, Pepe m'a offert une pièce de 1 peso en argent datant de 1940. Je me suis jurée de la garder toujours sur moi désormais, ce sera un peu mon porte-bonheur.

Dire que j'avais cru ce matin qu'une mauvaise journée commençait parce que j'avais fait un cauchemar où un chien méchant m'attaquait et me mordait… Si c'est comme ça, j'espère que la nuit prochaine, je me ferai dévorer par un crocodile. Au moins.


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Yo regresaba tranquilamente de la playa, porque hoy, en la hermosa costa del Pacífico, las olas son enormes. Pepe dice que, es debido a la luna. En resumen, en cualquier caso, fue once horas y iba al baño. A diferencia de México, no llevo a mi "almuerzo" a las 11 horas, y siguo con mi maldito rito europeano : desayuno( 8 horas), almuerzo (12-13 horas) y cena (19h30-20h00). Lo que es bastante ridículo, porque mi cuerpo pide comida a las 11 horas y 17 horas. Por pensar que mi cuerpo es más mexicano que mi alma, no existe mucho. Así, alrededor de 11:30, Pepe llegó a decirme que me envió su esposa a comer, y que debo apresurarme a comer antes de que pueda enfriar.
¿Qué plato divino, mis ancestros! De empanadas de sardina escabeche con Frijoles negros, y un poco de salsa de chile habanero casero. De hecho, Pepe dice que no hay sardinas sino atún negro, aceitunas, cilantro, cebolla, pero en realidad no importa, lo que importa es que era riquissimo. Hay que decir que durante tres días Pepe me oyó molestar el pueblo porque no hay un maldito lugar para comer real de México, y estoy cansada de alimentos para los gringos: pizzas, pastas , catsup y hamburguesa. En las profundidades de Mexico, más fàcil encontrar a un hot-dog que a un mole amarillo, es un ático, ¿verdad?
¿Dónde puedo ponerme un poco subjetiva, es que en Francia, el primer a verme comer frijoles todavía no se ha nacido, ni los que me veran comer atún negro (ok, es que no hay atún negro en Francia, pero es lo mismo para el atún rojo, no me toque!)
Por lo tanto, hemos desperdiciado los 12 empanadas, todo el frijol y salsa picante como muertos de hambre, y no pude resistir el placer de hacer una broma a Pepe, diciendóle que no nos gustaba y que Pecoso (el perro) se había comido todo. Pero yo no podía resistir un largo tiempo para decir que era absolutamente delicioso.
Es un privilegio sagrado, me parece, disfrutar de estos regalos. Sé que si yo era uno de los turistas a bordo de un operador de viajes a cualquier destino de Cancún, no podria conocer esos momentos de pura felicidad. Ya, para "el dia de los muertos", el hermano de Pepe, Roberto, me dio tamales de mole negro. Yo comí tanto y tanto que casi tenía una indigestión. Incluso los vecinos me vinieron a ofrecer otros tamales. De repente, en diciembre, les ofreció "crepas a la francesa" que les gustarón mucho (él quería la receta para ponerlas en la carta de su restaurante, risa). Estas delicadas atenciones me afectan mucho. No sé si se dieron cuenta de esto y les agradezco bastante, pero realmente me mueve mucho. En estos tiempos, y cada vez que vengo a este país, estoy muy molesta.
Otro regalo, esta mañana, Pepe me dio una moneda de 1 peso de plata que data de 1940. Me prometió que lo mantenga siempre en mí ahora, será sólo mi buena suerte encanto.
Decir que esta mañana pensaba tener un mal día porque tuve una pesadilla con un perro loco que me mordia ... Si esto es así, espero que la próxima noche, me va a comer un cocodrilo. Como mínimo.

Par Gracianne - Publié dans : Cuisine et Gastronomie - Communauté : cuisine mexicaine
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 12:18


Date de rédaction : 16/4/2009

Pour tout dire, j'aurais adoré pouvoir écrire ici que j'aime les chapulines, que je tuerai pour en manger, que c'est mon plat préféré, bref j'aurais adoré en faire des tonnes. Peut-être même que ça aurait renforcé ma mexicanité ! Mais comme il doit être écrit quelque part que je n'ai pas de bol dans la vie, vlan, je n'aime pas du tout les chapulines. Est-ce que cela me rend moins mexicaine dans l'âme ? Peut-être bien.

Pourtant, j'ai essayé à plusieurs reprises. Au marché de Oaxaca, impossible d'y échapper. Les femmes y vont toujours de leur tentative :

- Hey, güera, chapulines ?

Et moi, tellement flattée que pour une fois on ne me traite pas de gringa, je succombe à tous les coups.

Je m'auto-persuade que c'est super bon, puisque tous les guides touristiques le disent, que c'est gavé de protéines puisque tous les docteurs le disent, et à chaque fois, je fais une horrible grimace. Ces espèces de miettes craquantes qui se glissent entre les dents sont épouvantables. La saveur – quelle présomption d'écrire cela – est inexistante en elle-même, sinon rehaussée par les tonnes de chile, de citron et de sel dont on entoure les pauvres bestioles. Ah j'oubliais, pour ceux qui ne sauraient pas, les chapulines sont des sauterelles grillées.

Alors bien entendu, ça fait super snob, de retour en France, d'épater la galerie en disant qu'on en a mangé. Comme la plupart des Français aiment à se persuader que je vis au fin fond de la jungle, sauvage parmi les sauvages, ça ajoute au mythe. Mais la réalité est tout autre. En fait, et je ne le concède qu'à vous, je n'aime pas les chapulines. Voilà, c'est dit. Est-ce que vous croyez qu'on me refusera la nationalité mexicaine pour autant, le jour venu ?

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De hecho, me hubiera gustado escribir aquí que me gustan chapulines, que me matan para comer, que es mi plato preferido, en pocas palabras me hubiera gustado hacer de toneladas. Tal vez habría reforzado mi mexicanidad! Pero debe ser por escrito en algún lugar que no tengo suerte en la vida, VLAN, no me gustan los chapulines. ¿Eso me hace menos mexicana de corazón? Quizás.
Sin embargo, he intentado en varias ocasiones. Mercado de Oaxaca, imposible escapar. Las mujeres siguen en su intento:
- Hey, Güera, chapulines?
Y yo tan halagada de que una vez no me tratan de Gringa, me sucumbo a cada vez.
Me auto-convencio de que es super bueno, ya que todas las guías turísticas lo dicen, que es lleno de proteínas, ya que todos los médicos lo dicen, y cada vez hago una mueca horrible. Estas especies de crujiente de migas que se deslizan entre los dientes son espantosas. El sabor - lo que para escribir esta presunción - no existe por sí mismo, si no por el aumento de toneladas de chile, limón y sal, que rodean a los pobres animales. Ah me olvidaba, para los que no saben, son los chapulines asados saltamontes.
Por lo tanto, por supuesto, es súper snob, de vuelta en Francia, grandilocuente, diciendo que me comio de estas cosas. Como la mayoría de francéses piensan de que vivo en las profundidades de la selva, salvaje entre los salvajes, a estos se suma el mito.
Pero la realidad es muy diferente. De hecho, debo hacer reconocer a usted, no me gustan chapulines. Aqui lo digo. ¿Cree usted que me niegaran la nacionalidad mexicana, por eso?

 

 

Par Gracianne - Publié dans : Cuisine et Gastronomie - Communauté : cuisine mexicaine
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