Jeudi 13 août 2009
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Petit bilan de la semaine écoulée, disparate et sans flonflons.
Samedi soir : fête à la maison. A 18h30, Pepe est arrivé, sans mariachis ! Et je n'avais pas de crevettes (ni de moules, ni de coques, d'ailleurs) pour ma paella. Ca commençait mal. A 20 heures,
par magie, deux guitaristes sont arrivés (ils ne savaient même pas la Llorona, mais bon !), et le voisin m'a filé un kilo de camarones. Heureusement que je commence à maîtriser les invitations à la
maison, j'avais fait disposer des chaises partout, et surtout pas d'obligation de se mettre à table. J'ai remarqué les précédentes fois que les Indiens refusent de s'asseoir (par gêne, par
timidité) avec les blancs. Remarque de mon ami Ernesto : "et dire que vous faites tout pour casser les barrières sociales, et qu'eux les remettent aussitôt". Certes, mais bon… Du coup, certains ont
quand même passé la soirée derrière la barrière d'entrée de la maison, mais c'est mieux que rien. Je considère ça comme une "petite" victoire. Et d'autres se sont fait copieusement engueuler par
leurs femmes parce qu'ils picolaient, mais ça, c'est de la routine…
Légende : Avril (fille de David et Claire, patrons des Cabañas Punta Placer) et Roberto Carlos, devant la toile de Rafael Ortega, à la maison.
Hier, journée à Huatulco. Très très sympa. D'abord, alors que nous savourions un café, Rafael Ortega, le peintre (qui a fait le "mural" de la maison, photo jointe), est venu nous saluer. Nous avons
acheté deux toiles de lui, vraiment très belles. Et la semaine prochaine, il me recevra à son atelier pour une journée "formation". Je suis très contente, même si je pense qu'il ne mesure pas
parfaitement l'étendue de ma médiocrité créative. Tant pis. Ensuite, nous avons mangé au restaurant Yucatèque que j'aime tant, les habituels tacos de camarones empanizados avec chou blanc en
lanière et sauce au tamarindo, miam ! Et puis, nous avons filé à la librairie de la Universidad del Mar. Esther m'a offert "El Diosero" de Francisco Rojas Gonzalez, et aussi "Mexico Barbaro". Quant
à moi, je n'ai pas pu résister et me suis offert 5 livres de Bruno Traven ("Canasta de cuentos mexicanos", que je recommande vivement à tous ceux qui aiment lire en espagnol et dont vous trouverez
la critique dans ma page mexicaine www.gracianne.com.mx). Du coup, j'ai aussitôt plongé dans "La Carreta" et je me régale dès les premières pages. Comptez sur moi, je vous ferai la critique ici.
Retour à la maison avec Tizoc, notre chauffeur de taxi préféré au monde, après qu'Ernesto nous ait offert un délicieux paquet de café de Pluma. Samedi soir, inauguration du barbecue (c'est un grand
mot) avec soirée "tacos" à la maison. Zou…
Légende : début de partie à la maison, c'est calme
Aujourd'hui, 12 août, c'était la "fête des taxis" à San Agustinillo. Taxis décorés, pétards, et une énième fête. Mais c'était surtout le grand jour de la partie de foot a l'Estadio Azteca du D.F.
entre l'équipe nationale mexicaine et celle des gringos en vue des qualifs pour le championnat du monde en Afrique du Sud ! Résultat : on avait planté la "bandera mexicana" dans le cactus, et tout
le monde est venu voir le match chez nous, à grands coups de "coco frio" pour les uns, de mezcal pour les autres, de margarita pour Jean, et de "michelada" (la recette arrive, promis) pour les
restants. Comme nous avons gagné (2-1), ça a été un grand moment ! Vraiment génial ! Gooaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalllll. Mais ça a été chaud, parce qu'au bout de dix minutes à peine de match, les
Gringos nous avaient planté un but. Ouhlalala, ça rigolait pas. Mais grâce au joueur Sabah, le deuxième but mexicain nous a définitivement sauvés. Ce soir, du coup, c'est fête.
Légende : fin de match à la maison, cet après-midi. Si vous cherchez bien, vous me verrez sur la photo (rires)...