Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 16:41


Avouons que c'est gonflé : aller dans un restaurant argentin, au Mexique, et demander une salade au roquefort bien française ! Mais c'était sans compter sur le savoir-faire d'Angel, serveur au Restaurant El Che de Oaxaca.

Première surprise, il arrive avec sa table à roulettes devant toi, et mélange tous les ingrédients – avec patience – de façon à ce que tu n'en loupes pas une miette.


 

L'entrée du restaurant


Angel, en plein travail...




RECETTE :

Donc, dans un grand plat, écraser un bon gros morceau de roquefort, y ajouter deux cuillères d'huile d'olive, et continuer à en faire une pâte onctueuse. Puis mettre un peu de sauce anglaise worcestershire (imprononçable, mais bon !), deux gouttes de sauce Maggi, et le jus d'un demi citron vert. A cela, ajouter un peu de moutarde anglaise, vraiment très peu. Continuer de mélanger, et liquéfier avec le quart d'un verre de lait froid. Puis à la fin, ajouter un verre de téquila plein de vinaigre.

 

Dans cette préparation, tremper et enduire de sauce des feuilles très fraîches de laitue. Puis disposer dans un plat, saupoudrer de persil haché, et donner un tour de moulin à poivre…

 

Régalez-vous, c'est divin !

 


 

La rue 5 de Mayo, où est située le restaurant, à l'angle de Santo Domingo. Une de mes rues préférées de Oaxaca, non loin de l'atelier de la peintre excellente, Nina Mayès.
Calle 5 de Mayo, donde esta ubicado el restaurante, a la esquina con Santo Domingo. Una de mis calles preferidas en Oaxaca, donde tambien se encuentra el taller de la pintora famosa, Nina Mayès.




Una ensalada de roquefort, riquissima !

 

Bueno, es un poco loco : ir en un restaurante argentino, en México, y pedir una ensalada de roquefort à la francesa! Pero eso fue posible gracias a Angel, camarero al Restaurante El Che de Oaxaca.

Primera sorpresa, el viene con una mesa con ruedas adelante de ti, y mezcla todos los ingredientes – con mucha paciencia – de manera que tu no te faltes nada.

 

RECETA:

Bueno, en un plato grande, moler un gran pedazo de roquefort, añadir dos cucharras de aceite de oliva, y hacer un mole onctuoso. Después, meter un poco de salsa inglesa worcestershire (no se puede pronunciar, pero esta rico!), dos gotitas de salsa Maggi, y el jugo de medio limon verde. A esta mezcla, añadir un poquito de mostaza inglesa, pero muy poco. Seguir mezclando, y añadir el quarto de un vaso de leche fria. Al fin, meter un vasito de tequila lleno de vinagre.

 

En esta salsa, meter hojas de lechuga bien fresca y mezclar para que se llenan de salsa. Poner en un plato, añadir perejil alio, et dar un turno de molino con pimienta.

 

Buen provecho, sera riquissimo!

 

Ca ne rend pas très bien car j'avais oublié mon flash, mais je vous promet qu'au palais, c'est fameux !!!

 

 

Par Gracianne - Publié dans : Cuisine et Gastronomie - Communauté : cuisine mexicaine
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 22:20

De retour de la Guelaguetza (patience, patience, les explications viendront en leur temps), je croule sous les photos, les articles, les portraits et même les vidéos. Hourra, j'ai réussi (sans trop de mal) et ce week-end, Arturo viendra ici pour m'apprendre à monter tout ça et vous en faire profiter.

Pour vous faire patienter aujourd'hui, et avant de vous présenter en détail la ville de Oaxaca et la Guelaguetza en elle-même, ou tout ce que j'ai pu vous piocher ici et là, voici quelques images disparates des femmes croisées. Mesdames, cachez l'écran à ces messieurs, ils vont tous tomber amoureux, c'est certain ! Et il y a de quoi !

Vous êtes autorisés à voter pour votre préférée dans les commentaires… (je parle de la photo, pas des filles !)

 

Regreso de la Guelaguetza (que sean patientes, habra la historia aqui dentro de poco), tengo un monton de fotos, articulos, retratos y peliculas. Ojala, parece que lo consegui sin dificuldad extrema, y este fin de semana, Arturo viene en casa para aprenderme a subirlo en mi pagina, especialmente para vosotros.

Para hacerles esperar, hoy dia, y antes de presentarles detalles de la ciudad de Oaxaca y la Guelaguetza o todo lo que tengo que contar, encontraran aqui unas fotos de las mujeres vistas. Señoras, que les escondan a sus hombres, se van a enamorarse, seguro que si! Y entendemos porque!

Estais autorizados en votar en la parte "commentaire" (pero se trata de la foto preferida, no de la mujer o chica!!!)



Les différentes délégations se préparent pour la représentation, notez la beauté des huipiles (blouses) brodés et les parures de bijoux. Celles-ci sont les femmes de Tuxtepec qui raviront la foule un peu plus tard par leur défilé magnifique.


 
Femmes de Tuxtepec, nobles et apprêtées

 

 

Je ne veux pas vous influencer, mais pour moi cette photo (ci-dessus) est la plus belle de toutes. La fille du milieu a une fierté toute pré-hispanique dans le regard...

 

Celles qui sont habituellement des femmes de la campagne, paisanas, posent aujourd'hui dans leurs plus beaux atours.

 

Beauté plus hispanique que pré-hispanique, n'est-ce pas ? Une enfant d'Hernan Cortès plus que de Moctezuma ! On dirait une andalouse revenant de la Feria de Seville, après un flamenco...

 

 

Notez le travail et la finesse des broderies tissées... à la main... Mais ça tient chaud, je puis vous assurer ! Et avec le soleil de plomb qui sévissait sur Oaxaca hier matin, c'était déjà tout un mérite de supporter vaillamment ce vêtement...


Quand on vous dit qu'il faisait chaud !!!

En dehors du site officiel et mythique de la Guelaguetza, partout dans la ville, femmes et enfants portent fièrement la tenue... Même pour déguster une glace...

Même dans la ville, disais-je, d'autres femmes se prêtent aux photos qui immortaliseront leur beauté...

 

Ne dit-on pas que l'on garde toujours le meilleur pour la fin ? Petite fille posant devant la célébrissime église de Santo Domingo à Oaxaca.

 

 

Suite au prochain épisode...

Par Gracianne - Publié dans : Traditions et fêtes - Communauté : Le Mexique
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 15:46

L'Indien est singulier. Il met du temps à offrir sa confiance, certes, mais a surtout pour nous, Européens, une façon particulière de s'exprimer. Genre, il faut deux heures de papotages divers avant que le sujet réel de sa visite ne vienne sur la table. Et encore, quand le sujet tombe ! Parce que, des fois, ça ne vient pas…

 

Petit exemple vécu au concret, pas plus tard qu'hier.

 

Un de nos voisins tient un restaurant sur la plage. Les relations avec lui n'ont pas toujours été parfaites car il nous soupçonnait de vouloir ouvrir un commerce qui lui ferait concurrence (c'est ça, ouais, rêve !). Mais depuis qu'il a compris qu'il n'en serait rien, et depuis que je lui ai offert des "crepas francesas" en signe d'amitié, les relations se sont singulièrement améliorées. Le voyant s'agiter sur la plage avec un pauvre sifflet pour jouer les MNS (les M'MS comme dit une amie !), nous nous étions promis de lui rapporter un vrai sifflet officiel à notre premier retour en France. Hier matin, ce fut chose faite et nous avons pu lui remettre son sifflet avec cordelette et tout le bastringue, estampillé Officiel ! Il était très content, nous a remercié d'un "que les vaya bien", et hop… Je me suis dit que c'était gagné à la vie à la mort avec lui…

 

Mais hier, en fin d'après-midi, j'ai eu comme un doute. Il est arrivé (première fois qu'il vient chez nous), s'est installé et a même accepté un soda (pas d'alcool, il surveille sa ligne et ne veut pas qu'on le confonde avec des misérables indigènes gavés de Corona). Et il s'est mis à parler… parler… parler. Il a commencé à me donner tous les détails de la mort du mec à la machette. Nous avions croisé des Français quelques heures avant qui n'avaient pas la même version, mais dans l'ensemble, ce qui ressort, c'est que la victime était un pourri, certainement multi-meurtrier lui-même. Bon ! Rétrospectivement, ça me plaît moyennement parce qu'il était très sympa avec moi et je l'aimais bien. Ce que j'ai dit au voisin, qui m'a rétorqué que je ne devais absolument pas faire confiance aux Indiens, voyons !!!!


Cette discussion et les détails sordides qui l'accompagnaient (il avait tué trois types, personne n'a voulu de son corps, tu comprends il avait deux prénoms, c'est louche, il ne se pliait pas aux règles de la communauté, il a pété une bouteille de bière et c'est lui qui a commencé, manque de bol, l'autre en face avait une machette, bref… - penser à noter dans mes petites plaquettes personnelles que la vie d'un homme a peu de prix dans ce pays -), donc disais-je, cette discussion nous occupe une bonne heure.

Puis le voisin enchaîne sur le développement touristique du village. Nous parlons d'Internet, tout ça. Bien entendu, il essaie de savoir si je connais des Français qui voudraient lui acheter son restaurant (comprendre des "pigeons" parce que son boui-boui est horrible, en indivision, et monstrueusement cher pour la région), mais je sais que là n'est pas le but de la visite. Avec un sourire, je lui réponds toutefois que c'est bien gentil mais que les "étrangers" (il me martèle qu'il n'est pas raciste, j'adore !!!) qui souhaitent acheter ici sont confrontés à un léger problème : ils payent – cher -, investissent dans un commerce, qu'ils ne posséderont JAMAIS puisqu'ils ne sont pas mexicains et que le terrain appartient toujours à la Communauté. Il me rétorque qu'il peut louer, officieusement. Ce à quoi je dis, toujours en souriant, que oui, mais que ça ne change rien et que le souhait d'un bon européen patron d'un resto, c'est tout de même de posséder le commerce qu'il paye des millions d'euros. L'autre acquiesce. Il part ensuite dans un délire sur ce qu'il voudrait pour le village (des sièges hauts avec des MNS, un chemin balisé et éclairé sur la plage pour rejoindre le village d'à côté, un championnat de moré (ici, on dit boogie), un festival de musique avec des groupes tels que Mana (ouais, bien sûr, c'est juste les équivalents de feu Téléphone en France !), bref des idées il en a à la pelle). Il m'explique que les étrangers, on pourrait offrir des choses au village : donner des cours aux enfants, pour nous écrivains et journalistes, écrire des trucs…


Ca dure une heure de plus. J'acquiesce, lui montre le blog que je tiens ici, il est content. Mais depuis un moment, je me demande pourquoi il est vraiment venu ! Parce que je sais que la vraie demande est ailleurs. Mais quand va-t-elle sortir ?


Il embraye sur les élections, et que le PRI a gagné (notre voisin député est du PRI, ça tombe bien !), et que Calderon est fichu, et qu'ici ils nous ont donné des sous (180.000 pesos) pour le tourisme et qu'il voudrait s'en occuper parce qu'il a des idées, lui ! Là, je me dis qu'on brûle, qu'on approche doucement du vrai motif de sa visite. Il ajoute que le président de la communauté va changer en 2010 (c'est bientôt ça !!!) et qu'il a des velléités pour soutenir un autre candidat. J'ai envie de m'étonner qu'il ne brigue pas lui-même le poste. Tout ça est ici résumé mais ça dure deux bonnes heures, jusqu'à ce que mon ami (plus businessman parisien que lui dans l'âme, tu meurs !) dise qu'il a un coup de fil à passer. C'est le cas de dire que ça coupe le sifflet du voisin, qui se lève comme si un scorpion l'avait piqué et me dit qu'on reparlera très vite…

Et zut ! Depuis, ça me tourne dans le coco : où voulait-il en venir au juste ? Peut-être suite au prochain épisode... Ou peut-être pas...

Par Gracianne - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 02:40
Il fait évidemment très chaud, 36 dans la maison, et la saison des pluies fait des siennes. En fait, on attend toujours la pluie, même s'il est vrai que la brousse est redevenue d'un beau vert et que les paysages sont moins secs qu'il y a deux mois. Mais là n'est pas le propos du jour. Ca y est, j'ai les billets pour la Guélaguetza, le plus grand événement folklorique du pays, qui se tient une fois par an à Oaxaca. Billet d'avion pour dimanche, et billets d'entrée difficiles à obtenir. En plus, avec Ernesto, nous disposerons de deux caméras et nous allons tenter de monter un vrai beau film. Avec un peu de chance, vous en bénéficierez et tous ceux qui râlaient que je ne commentais pas les vidéos moi-même (voui, Aurore, c'est de toi que je parle, héhé) seront servis. Je ne garantis pas le résultat, mais on va essayer. Pour ce faire, je vais même être formée par Arturo, mon informaticien mexicain, qui va m'initier au montage et autres patouilleries auxquelles a priori je ne comprends rien.

Ah, comme je vous ai privés pendant quelques jours de la revue de presse, je vais vous en faire une très locale des nouvelles qui m'ont été annoncées à mon arrivée.

- On a trouvé 4 tonnes de cocaïne sur la plage de Ventanilla, arrivées avec deux lanchas (barques). Sur la première, les types ont pu s'enfuir, mais sur la seconde, 5 étrangers ont été attrapés (bien sûr qu'il y avait des Colombiens dans le lot, sinon ça n'aurait pas été drôle !). Dans tout ça, 3 tonnes ont été jetées à la mer avant la prise (oui, vous comptez bien, il y avait donc 7 tonnes au départ) et je ne désespère pas que les prochains bains soient particulièrement euphorisants... Comment ça, je délire ?

- Un voisin a été tué à coups de machette. Dommage, je l'aimais bien et la nouvelle de sa mort m'a peinée. Il m'avait aidée dans mes recherches quand les papiers de Marieka avaient été volés. Apparemment une simple dispute à propos d'un terrain qui a mal tourné. Ya pas, ça reste viril les relations ici. On va continuer de faire des rizettes à tout le monde, et je vais éviter de me fâcher une autre fois avec la femme du pizzaiolo, on sait jamais...

- Le fils du voisin a été élu député du PRI aux dernières élections. Résultat, il a placardé partout d'immenses affiches pour remercier les gens d'avoir voté pour lui. Commentaire des indigènes : pas un Indien n'a voté pour lui, du coup il a été élu sur les restants, les nantis et tous ceux qui se fichent de la condition indienne. C'est pas ça qui va faire avancer le schmilblic. Moi, je serai indienne, je te foutrai un bazar. Marre de la résignation séculaire ! Aux armes... oups, je dérape là...

- Il y a plus de meurtres que jamais entre policiers fédéraux et narco-trafiquants. Bref, si tu te fais arrêter par un policier fédéral, se rappeler spontanément que ce type là est certainement corrompu jusqu'à la moëlle. Leur technique ? Ne pas toucher l'argent avec les mains. Donc quand tu te fais arrêter, tu souris gentiment, tu dis oui, pas de problème, et tu glisses 500 pesos dans la poche du type. Il n'y a pas touché de sa mimine, donc il n'y a pas corruption. Capito ? Je dis ça pour les touristes qui auraient des soucis. Surtout, ne donnez jamais l'argent dans la main du gars, sinon il se verra obligé de vous arrêter !!!!!

Bon vu comme ça, ça ne donne pas envie, mais je vous jure que ces soucis sont bien lointains de la réalité, faite de chaleur, d'une mer démontée, et d'une douceur de vivre toute tropicale. Ah sinon, pour mes "habitués", ils ne seront pas surpris d'apprendre qu'une fois de plus, la Mexicana a perdu ma valise. Ouais, la routine quoi... Même le type de la réception m'a reconnue à Huatulco : encore vous ??? mais qu'est-ce qu'on vous a fait cette fois-ci ??? (Pour ceux qui auraient loupé l'épisode, il y a deux mois, ils avaient déchiqueté ma valise, confondant les capsules de café Nespresso avec des stupéfiants ; et en novembre dernier, avaient déjà perdu ma valise !!!!)...  Ah vous voulez de l'exotisme, vais vous en donner, moi...

Tiens, d'ailleurs, si cette revue de presse haute en couleurs et singulière vous plaît davantage que la sérieuse et informative que je vous livre d'habitude, vous êtes priés de le dire dans les commentaires.

Hasta mañana pour d'autres aventures !


Au fait, puisque vous aimez parler de bouffe (siiii, je le sais, je vois les pages que vous lisez), je ne saurai trop vous recommander le restaurant "El grillo marinero" de Huatulco, où les patrons disposent de leur propre flotte de pêche, ce qui garantit un poisson frais et délicieux. La soupe de mariscos est délicieuse, et la mariscada de fruits de mer à se damner. www.grillomarinero.huatulco.tv
Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 17:36


"Juanito", la bombe politique surprise qui veut gouverner Mexico

 

8/7/09 – Yahoo.mx

 

Je suis restée bien silencieuse après les élections législatives de ce dimanche passé, me contentant de vous donner un laconique score du PRI. En fait, j'attendais de voir un peu ce qu'il en ressortirait. Et comme d'habitude dans ce pays merveilleusement "kafkaïen" qu'est le Mexique, je n'ai pas été déçue. Voilà que depuis deux jours, un étrange personnage fait la Une de tous les journaux. Et pour cause : pour être atypique, celui-là est un modèle unique. Petit portrait vite fait.

 

"Depuis qu'il a battu la campagne pour les élections municipales de México et a été élu maire adjoint, Rafael Acosta "Juanito", sans expérience politique, est devenu le visage le plus populaire du pays et aspire à devenir son Président en 2018.

"Si nous sommes en bonne forme physique et si la chance nous sourit, pourquoi pas ?" a dit aujourd'hui à EFE le récemment élu maire-adjoint (chef de district) d'Iztapalapa, le plus peuplé et dangereux de la ville de México.

 

L'élection de "Juanito" est l'une des histoires les plus rocambolesques des annales mexicaines qui ont élu six gouverneurs d'Etat au parlement fédéral, et des centaines de représentants locaux, parmi lesquels il se trouve.

Célèbre pour être apparu en tenue d'intérieur dans un film des années 70 de celles qu'on appelle les "ficheras" (femmes qui dansent pour des hommes en échange d'argent), et pour entraîner une équipe de jeunes comptant beaucoup de "Juanes" dans ses rangs, "Juanito" est aujourd'hui une idôle de la droite.

 

"Nous allons gouverner Iztapalapa, je ne sais pas encore pour combien de jours ou de mois", a dit "Juanito" qui a gagné avec quasiment dix points d'avance après que Lopez Obrador, contre son propre parti, a appelé le vote pour lui.

Sa victoire est quasiment la seule significative de toute la droite mexicaine à ces élections, tant à l'échelle fédérale (ou elle a perdu beaucoup de voix) comme pour la municipale où les candidats les plus populaires ont échoué.

"Je me sens et je suis préparé pour gouverner, j'ai deux ans d'expérience à la délégation (district), j'ai travaillé dans tous les services", a-t-il expliqué à Efe.

Parmi ses fonctions d'avant à la délégation, il a été notamment chargé de l'éclairage public, du changement de pavés sur la voie publique, d'appuis psychologiques (nda : ????), de couper les cheveux (nda : !!!!), d'aide aux mères célibataires et aux pères de famille.

Il a été également chargé, selon lui, de veiller à ce que les policiers chargés de surveiller les stations de métro le fassent "réhaussés" sur un piédestal pour avoir une meilleure visibilité (nda : ?!?!?!)

Le vêtement qui représente le mieux "Juanito" en plus de son éternelle chemisette rouge du PT (nda : en France, ça la ficherait mal, mais là-bas, ça passe !), est un bandana tricolore comme le drapeau mexicain, et qui porte écrit son nom. Aujourd'hui, il envisage de les commercialiser, parce qu'il voit que ça se vend dans les rues.

"Je ne veux pas que les gens en fassent commerce parce que ça représente le peuple mexicain" dit-il dans le groupe qu'il anime "avec orgueil" depuis maintenant quatre ans.

 

Après avoir gouverné à Iztapalapa un temps (avec un solde mensuel de 95.000 pesos – soit 7.000 dollars – Nda : soit dans les 5.000 euros, ce qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup au Mexique !), "Juanito" parcourra le pays trois jours par semaine avec Lopez Obrador, autoproclamé "président légitime" de México.

D'ici trois ans, il souhaite briguer un poste de député fédéral ou peut-être de maire de la ville de México, métropole de presque 19 millions d'habitants. "Je suis prêt" dit-il. "J'ai toujours été sérieux dans tous mes projets", ajoute-t-il.

Pour l'instant, il annonce comme sa priorité de solutionner le problème de la rareté de l'eau à Iztapalapa et le mauvais état des tuberies qui provoque des inondations quand il pleut beaucoup.

Il veut aussi combattre la délinquance, mal endémique de ce district de 2 millions de personnes. "Je possède un atlas de l'insécurité avec tous les "points rouges" (…), nous n'allons pas rester confinés dans nos bureaux" a-t-il déclaré.

Sur la candidate du PRD qui a perdu face à lui, il ajoute que les unit une "amitié lointaine". "S'ils veulent chercher "Juanito", Juanito les écoutera, et sera attentif à leurs requêtes", a-t-il conclu.

 

Ouais, ça c'est parlé ! Note, s'il devient un jour président de la République mexicaine, il ne pourra jamais être plus ridicule qu'un Chavez, ou plus près de nous un Berlusconi ou… un Sarkozy.

 

"Juanito", la bomba política sorpresa que quiere gobernar México

 

miércoles 8 de julio, yahoo.mx

Después de dar la campanada en las elecciones municipales de México y ser elegido vicealcalde, Rafael Acosta "Juanito", sin experiencia política, se ha vuelto la cara más popular del país y aspira a ser su Presidente en 2018.

"Si estamos bien físicamente y la suerte nos socorre, ¿por qué no?", dijo hoy a Efe el recién elegido vicealcalde (jefe de distrito) de Iztapalapa, el más poblado y peligroso de Ciudad de México.

La elección de "Juanito" es una de las historias más rocambolescas de los comicios mexicanos, que eligieron al Parlamento federal, a seis Gobernadores estatales y a cientos de cargos locales, entre los que se cuenta él.

Famoso por aparecer en ropa interior en una película de los 70 de las llamadas de "ficheras" (mujeres que bailan con hombres por dinero) y por entrenar a un equipo juvenil con muchos Juanes entre sus filas, "Juanito" es hoy un ídolo de la izquierda.

Tras la impugnación de la candidata del Partido de la Revolución Democrática (PRD) en Iztapalapa, afín al popular lider izquierdista Andrés Manuel López Obrador, y su sustitución por la de una corriente contraria, el ex aspirante presidencial halló la solución en "Juanito", candidato del Partido del Trabajo (PT).

"Vamos a gobernar Iztapalapa, no se por cuántos días o meses", dijo "Juanito", que ganó por casi diez puntos de diferencia después de que López Obrador, en contra de su propio partido, pidiera el voto para él.

La suya ha sido la única victoria significativa que ha obtenido la izquierda mexicana en estas elecciones, tanto a escala federal donde ha perdido muchos votos, como en la municipal donde sus candidatos más populares han fracasado.

"Me siento y estoy preparado para gobernar, tengo dos años de experiencia en la delegación (distrito), trabajé en todos los servicios", explicó a Efe.

Entre sus quehaceres pasados en la delegación estuvo el cuidado del alumbrado público, cambio de aceras y pavimentos, apoyos psicólogicos, cortes de cabello y ayuda a madres solteras y padres de familia, describió "Juanito".

También fue responsable, dijo, de gestionar que los policías que vigilan las estaciones de Metro lo hagan subidos en un pedestal para tener mejor visibilidad.

La prenda que mejor respresenta a "Juanito", además de su eterna camiseta roja del PT, es una banda tricolor como la bandera de México y que lleva escrito su nombre. Ahora planea comercializarlas, porque ve que ya se están vendiendo en las calles.

"No quiero que la gente haga negocio con ello porque representa al pueblo de México", dice sobre la banda que porta desde hace cuatro años "orgullosamente".

Después de gobernar en Iztapalapa un tiempo (con un sueldo mensual en torno a los 95.000 pesos (unos 7.000 dólares), "Juanito" recorrerá el país tres días por semana junto a López Obrador, autoproclamado "presidente legítimo" de México.

En tres años quiere competir por una plaza de diputado federal o quizás para alcalde de Ciudad de México, metrópoli de casi 19 millones de habitantes. "Me prepararé", dice. "Siempre he sido serio en todos mis proyectos", apuntó.

De momento, señala como su prioridad solucionar el problema de la escasez de agua en Iztapalapa y el mal estado de las tuberías que provoca inundaciones cuando llueve fuerte.

También quiere combatir la delincuencia, mal endémico de este distrito de 2 millones de personas. "Tengo un atlas de la inseguridad con todos los 'puntos rojos' (...), no vamos a estar encerrados en la oficina", declaró.

Sobre la candidata del PRD que perdió frente a él, apuntó que les une una "amistad lejana". "Si ellos quieren buscar a 'Juanito', 'Juanito' los escuchará, estará atento a sus peticiones", concluyó.

 

Par Gracianne - Publié dans : Politique - Communauté : Le Mexique
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