Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 20:44

Pour expliquer ce qu'est la Guelaguetza, prenons une partie du texte de Gerardo F. Castellanos Bolaños et remercions-le pour son travail :

"La Guelaguetza, la fête traditionnelle des oaxaqueños, possède un message occulte qu'il faut commencer à déchiffrer pour tous et donner à connaître, avec maturité, intelligence et optimisme ; il n'y a pas une Guelaguetza pour les riches ou pour les pauvres, pour les visiteurs ou les indigènes, une pour les hommes ou pour les femmes ; la Guelaguetza est pour tous dans l'endroit où on en a besoin.

 

La guelaguetza est une coutume héritée des zapotèques ; elle se pratique dans les régions des vallées centrales ; elle consiste en recevoir ou donner de l'aide afin de réaliser un événement social (mariage, baptême, anniversaire, mais aussi en cas de maladie ou de décès), que ce soit avec de l'argent, sous forme de biens, ou sous forme de service.

 

RECEVOIR : Recevoir la guelaguetza (aide) que l'on t'offre avec le cœur, au moment où tu en as le plus besoin. En l'acceptant, tu admets les accords que cela implique de payer plus tard l'équivalent, ou mieux, à ton bienfaiteur quand il le nécessitera à son tour.

 

DONNER : Donner avec réciprocité, quelque chose de mieux, l'équivalent, de ce que l'on a reçu auparavant (guelaguetza), à la personne qui nous a précédemment aidés, au moment où il le nécessite.

 

Guelaguetza est un concept que nous autres, oaxaqueños, comprenons sans parole et qui, au réel, se réalise sans les vêtements régionaux, sans les danses, sans musique, et peut arriver à n'importe quel moment. Mieux que d'en parler, nous autres, oaxaqueños, le vivons, le ressentons, et en louons grâce."

 

Après cette explication, on comprend mieux pourquoi à la fin de chaque délégation, les participants jettent des cadeaux au public, qui du pain, qui des ananas, qui des cocos, du café, du chocolat…

 

Voici, en images, la première partie… Le reste suivra…

 

Par Gracianne - Publié dans : Traditions et fêtes - Communauté : Le Mexique
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 06:43
Un dimanche soir à Oaxaca, à quelques heures de la Guelaguetza, un peu comme une mise en bouche, dans cette ville aux accents surannés et au charme envoûtant.

Par Gracianne - Publié dans : Villes et villages mexicains - Communauté : Le Mexique
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 01:26
... Gracianne l'a fait. Bon ok, ce n'est pas encore parfait, mais voici ma première vidéo, faite toute seule comme une grande... Alors hein bon, soyez indulgents, je vous en conjure.
Ce n'est qu'une petite mise en bouche de ce qui suivra, pour l'instant, contentons-nous de nous envoler pour Oaxaca, depuis Puerto Escondido... Attachez vos ceintures, ça remue...


Réalisation :
Gracianne HASTOY
Aide à la réalisation : Arturo Hernandez Garcia, Ernesto Slim Esqueda
Images : Gracianne HASTOY
Son : chanson de Jacques Dutronc

Par Gracianne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Le Mexique
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 19:56

Pour ceux qui n'auraient pas suivi toute l'histoire, reprendre un de mes articles précédents. Vous vous souvenez, pour les autres, de ce voisin qui est venu me voir il y a une semaine, pour "parler". Voyant les jours passer sans autre visite de lui, je commençais à la fois à douter de ma culture "mexicaine", et de son désir d'aborder un autre thème que ceux évoqués précédemment.


Mais depuis cinq minutes, et 500 pesos extorqués plus tard, je sais à présent sa motivation initiale. Le bon point de tout ça, c'est que : "ça va, je ne suis pas une grosse nulle en art de vivre indien".

Le voisin sort donc d'ici. J'étais en train de travailler sur la caméra et les films de la Guelaguetza avec Arturo (youpiii, ça marche du feu de Dieu !) et mon visiteur se pointe :


- Oh tu es en train de travailler, je te dérange ?

- Non, pas de problème, ma maison est ta maison (ce genre de politesse est à apprendre dès votre premier séjour, s'il vous plait !). En quoi puis-je t'être utile ?

- Elle est vraiment bien ta caméra ! Très belle ! Tu vas pouvoir nous aider à filmer mercredi.

- Ah oui, pourquoi ? Que se passe-t-il mercredi ?

- Eh bien vous êtes invités à notre fête des pêcheurs.

- Ca tombe bien, réponds-je, mon frère arrive, ça va être sympa.

- Oui mais nous tenions à vous inviter parce que ça va être très sympa, là-bas sur la plage, il y aura du thon en escabèche à manger, et de la musique, ça ne va pas finir avant trois heures du matin, le curé va venir bénir les bateaux, il va se passer plein de choses…

- Ah oui, dis-je, nous connaissons, l'an dernier, nous avions été invités à Puerto Angel (ce que je ne lui dis pas, c'est que l'an dernier, on n'a pas déboursé un sou. A croire qu'à Puerto Angel, on nous prend moins pour des gringos qu'ici !!!).

- Eh bien, cette année, ce sera ici, vous êtes du village et nous vous invitons. Ce qu'il y a, c'est que nous demandons aux gens de nous aider à l'organiser, puisque, comme je te l'ai dit l'autre jour, le président de la communauté d'ici est trop mou et ne fait rien.

 

Ok, vous le voyez, là, le message implicite ? Donne de la thune, guëreja, et plus vite que ça !!!

Je louche dans tous les sens, espérant que Pepe va intervenir (il me répète assez de ne jamais donner d'argent à ce voisin !) mais ce dernier boude derrière le bar, va, vient, et fait semblant de ne pas voir. Donc je dégaine 500 pesos et les donne au voisin qui les empoche à toute vitesse, me faisant remarquer au passage que, hier, le député a donné 2.000 pesos. Ben ouais, mais il est député, hein ! Du coup, la conversation ne dure plus très longtemps (cette fois-ci, on tient le bon bout) et ça finit sur un cordial "à mercredi pour la fête, vous allez adorer" (ouais, y a intérêt !).

Pepe se radine alors et me fiche un soufflon parce que j'ai donné de l'argent au voisin, et que ça va être pour sa poche et pas pour la communauté. Ben oui, mais que pouvais-je faire ? Je lui rétorque que j'ai acheté la paix avec mon voisin pour 500 pesos, mais Pepe n'a pas l'air convaincu. Il prétend que j'ai surtout acheté ma paix pour une semaine, et qu'il y aura d'autres demandes. A voir…

En attendant, je dois bosser mercredi et filmer la fête des pêcheurs ! Si vous ne regardez pas la vidéo, je vous jure que vous serez radiés de ce blog à tout jamais et qu'il vous en cuira ! Que je n'aie pas perdu 500 pesos pour rien, tout de même...

Par Gracianne - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 17:15

Le hasard fait parfois bien les choses, surtout dans ce pays, ai-je remarqué. Durant mon périple oaxaqueño, je souhaitais faire le plein de calaveras, katrinas et autres squelettes que j'affectionne tout particulièrement. Dans la fameuse calle 5 de Mayo dont je vous ai parlé, je trouve mon bonheur… Mais dans une vitrine trônaient de magnifiques bijoux d'inspiration pré-hispanique et très axés "mythologie aztèque". Comme à chaque fois que je viens dans ce pays, je m'offre un bijou de valeur, cette fois, je me laisse tenter par un très beau collier en argent, avec une tête d'aigle. Il est un peu cher (1.800 pesos) mais j'ai un vrai coup de foudre, alors tant pis. L'histoire pourrait s'arrêter là…

Le lendemain matin, je descends prendre le petit déjeuner à la Casa Ollin (un Bed and Breakfast, très bien, situé Calle Quintana Roo, 213 – Tél : (951) 514.91.26 – http://www.oacacaollin.com/ – mail : reservations@oaxacaollin.com) avec l'intention de feuilleter un livre de Rufino Tamayo qui m'a attirée la veille.

 

Dans le salon, je m'installe, sans un regard pour – selon moi – deux gringas en train de se montrer des bijoux. Comme je hais les gringos, je ne jette même pas un œil aux bijoux en question. Je m'absorbe dans ma lecture et les laisse causer après un froid "good morning" de circonstance. Puis Jean arrive et me dit : "hey, t'as vu sur la table devant toi, y a ton collier ?"… Je lève un œil boudeur, et là, une des femmes me dit : "oh, mais votre collier, il est de moi, vous êtes française ? Ca alors, moi aussi !". Et nous nous mettons à causer. Elle m'explique qu'elle s'appelle Brigitte Huet, vit depuis 15 ans à Oaxaca et est la créatrice de tous ces merveilleux bijoux. Elle revient de temps en temps en France pour voir sa famille, et son papa malade. Du coup, c'est un vrai plaisir de parler avec elle, de sa vie ici, de ses créations, et je ne puis résister à l'achat de 2 bagues supplémentaires.

Donc, vraiment, je n'ai pas d'actions dans son atelier, mais si vous aimez les bijoux beaux et originaux à la fois, n'hésitez pas à lui passer commande, et allez visiter son site :

 

KANDA

Jewelry Workshop

(951) 521 3100 (Oaxaca)

Mail : kandamex@yahoo.com

Site web : http://www.kanda-artjewelry.com/

 

Pour vos livraisons en France, on se débrouillera toujours.


 
Brigitte Huet

------

 

Algunas veces, la suerte hace bien las cosas. Sobre todo en este pais, no es primera vez que se me occurre… Quando fui a Oaxaca, queria comprarme calaveras, katrinas, y otros esquelettas que me gustan tan… Pero en una tienda, habia esas joyas preciosas, prehispanicas o casi, y muy inspiradas de la mitologia azteca. Como cada vez que vengo en esta tierra, me regalo una joya, esta vez, decido comprar un collar de plata, con una cabeza de aguila. Un poco caro (1.800 pesos) pero me enamoro de la cosa, entonces… La historia podria pararse aqui…

La mañana, temprano, voy a desayunar en la Casa Ollin (un Bed and Breakfast, muy bien ubicado, Calle Quintana Roo, 213 – Tél : (951) 514.91.26 - http://www.oacacaollin.com/ – correo : reservations@oaxacaollin.com) con deseo de ver un libro de Rufino Tamayo que habia visto el dia de antes.

En el salon, me siento, sin una mirada para dos gringas enseñandose joyas. Como odio a los gringos, ni pongo una mirada en esas joyas. Leo y nada mas, despuès de un frio "good morning". Pero Juan llega y me dice : "oyé, has visto en la mesa, hay tu collar!" Levanto un ojo, y una de las gringas me dice : "oyé, que su collar, lo diseñé yo, eres francesa ? que sorpresa, yo tambien!" Y vamos platiquando en francès. Ella se llama Brigitte Huet y vive en la ciudad de Oaxaca desde 15 años. A veces, regresa a Francia para cuidar a su papa enfermo. Es un placer hablar con ella, de su vida aqui, de sus joyas y diseños creativos, y me compro dos anillos mas!

Bueno no tengo ninguna comission, pero si les gustan unas joyas preciosas, les aconsejo encontrar esta mujer en su tienda, o por Internet:

 

KANDA

Jewelry Workshop

(951) 521 3100 (Oaxaca)

Correo: kandamex@yahoo.com

Pagina web : http://www.kanda-artjewelry.com/


 

Par Gracianne - Publié dans : Beauté et santé à la mexicaine - Communauté : Le Mexique
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