Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 21:58


Voilà une histoire qui est en train de secouer drôlement le petit monde de la tauromachie. Michelito Lagravere s'apprête à officier comme "picador" a la novillada du 8 novembre prochain à Lima (Pérou). Où est le problème ? C'est que ce franco-mexicain n'a que 11 ans ! Déjà, jusqu'à présent il a eu des problèmes pour toréer en raison des autorités de la tauromachie. Et pourtant, il a déjà coupé, dans sa courte carrière, 400 oreilles et 60 queues. S'il est admis qu'il pourra toréer, alors il entrera directement dans l'histoire, comme le plus jeune (11 ans et 11 mois en novembre) à avoir été picador, puisqu'il est né le 1er décembre 1997 dans la ville de Yucatan. Côté français, le maire de Hagetmau (Landes) a déjà annulé une novillada l'été passé afin de ne pas se confronter à la présence de ce torero beaucoup trop jeune. Au Mexique, où l'on est moins regardant, le jeune homme a pu officier à Mérida le 25 janvier dernier et s'est immédiatement illustré en coupant deux oreilles et a fait deux tours d'honneur. Jusqu'à présent, celui que l'on surnomme simplement "Michelito" a pu toréer 48 fois. Son plus grand forfait a été réalisé à Tijuana, toujours au Mexique en juillet de cette année. Affaire à suivre, mais nom à retenir d'ores et déjà, parce qu'il y a fort à parier que "Michelito" va très vite devenir célèbre en dehors du "mundillo" si fermé…

 

Michelito, que sepan su nombre…

 

Aqui viene una historia que esta produciendo temblor en el mundillo cerrado de la tauromaquia. Michelito Lagravere prepara su debut con picadores, para la novillada del 8 de noviembre proximo en Lima (Peru). No ven problema para eso? Es que este francomexicano solamente cumple 11 años! Ya ha tenido el niño problemas hasta ahorita, para torear, con las autoridades de la tauromaquia. Aun, ya tiene cortados 400 orejas y 60 rabos. Si puede torear, entonces sera el mas joven de todos los toreros a entrar en la historia con solamente 11 años y once meses en el proximo mes de noviembre, pues que nacio el 1er de diciembre 1997 en la ciudad de Yucatan. Lado francès, el alcalde de la ciudad de Hagetmau cancelo una novillada, el ultimo verano, porque no queria tener problemas con la presencia de este torero tan joven. En México, donde las cosas siempren se ven mas sencillas, el niño pudo ilustrarse en Mérida el 25 de enero pasado cortando 2 orejas y dando dos vueltas de honor. Hasta ahorita, el que llaman simplemente "Michelito" pudo torear 48 veces. Su ultimo gran gesta fue en Tijuana, este mes de julio. Hay que seguir la cosa, pero que ya sepan su nombre, porque actuamos que "Michelito" se volvera famoso muy pronto, y no solamente en el "mundillo" tan cerrado… Lo seguiremos…

Par Gracianne - Publié dans : Insolite et autre - Communauté : Le Mexique
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 06:36


Elle était connue comme "l'avocate des narco-trafiquants". Raquel Villanueva, avocate mexicaine, avait déjà survécu à 4 attentats.

Le premier avait eu lieu en mai 1998 quand une bombe de fabrication artisanale avait été lancée contre son bureau. Puis le 23 mars 2000, elle s'était retrouvée coincée dans les portes tournantes de l'Hôtel Impérial de Mexico, après une réunion avec un présumé protecteur du Cartel de Juarez et on lui avait tiré dessus. Toujours la même année 2000, au mois d'août, trois hommes âgés de 25 à 28 ans étaient entrés dans son bureau et lui avaient tiré dessus à cinq reprises. En novembre 2001, alors qu'elle était entourée de gardes du corps, des "sicarios" avaient tenté de l'abattre à Monterrey, alors qu'elle sortait d'une réunion avec des juges fédéraux.

Lors d'un récent interview, elle a déclaré "Il est très clair que j'aurais dû mourir, il y a 9 ans déjà. Alors je crois que Dieu veut me confier une mission, et je vais essayer de l'assumer du mieux que je puis". Un livre autobiographique devait sortir prochainement chez Random House.


Elle a été abattue ce 9 août à 11h30 (heure locale) alors qu'elle faisait des achats au marché de Monterrey, en compagnie de sa fille, adolescente. Un groupe de "sicarios" lui a infligé plusieurs rafales de gros calibre, avant que l'un d'entre eux tire une dernière fois, pour s'assurer de sa mort.


Je m'incline ici devant la mémoire de cette grande dame. Rien d'autre à dire.


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Era conocida como "la abogada de los narcotraficantes". Raquel Villanueva, abogada mexicana, ya habia sobrevivido a 4 atentados.

Ella sufrio el primer atentado en mayo 1998 cuando se lanzo un aparato explosivo de fabricacion casera contra su despacho. Después, el 23 de marzo de 2000, las balas de los sicarios la alcanzaron, tras concluir una reunion con el presunto protector del Cartel de Juarez, cuando quedo atrapada en la puerta giratoria del Hotel Imperial de México. Siempre el mismo año, en agosto, tres hombres de 25 a 28 años, entraron en su despacho y le dispararon cinco veces. En noviembre 2001, a pesar de los escoltas, sicarios intentaron matarla en Monterrey cuando ella salia de una reunion con juzgados federales.

En su ultima entrevista, adeclaro: "A mi me queda muy claro que yo deberia estar muerta hace nueve años. Por eso creo que Dios tiene un proposito para mi y espero hacer lo correcto". Se preparaba para contar sus memorias en libro que seria publicado por la editorial Random House.


Fue asesinada este 9 de agosto, sobre las 11.30 horas (hora local), cuando se encontraba comprando en el mercado de Monterrey, junto con su hija adolescente. Un grupo de sicarios la mato a balazos de grueso calibre, antes de que uno de ellos se agurara de su muerte con un tiro de gracia, para asegurarse de su muerte.


Aqui, queria darle ultimo homenaje a esta gran mujer. Nada mas que decir.

Par Gracianne - Publié dans : Narcos - Communauté : Le Mexique
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 01:57

Nous voici parvenus au terme de cette série consacrée à l'événement annuel de Oaxaca (3ème et 4ème lundi de juillet) : la Guelaguetza.
J'espère que vous serez désormais incollables sur le sujet.
Aujourd'hui, pour finir, nous verrons comment les femmes sont, dans ce pays machiste par excellence, capables de devenir de menaçants taureaux.
Nous admirerons ensuite les belles de l'Isthme de Tehuantepec dans leurs huipiles brodés en velours, pour nous attarder sur la lutte farouche entre le conquérant Hernan Cortès et le dernier roi mexicain aztèque Moctezuma.
Pour finir, un passage un peu plus loin sur la délégation chère à mon coeur, celle de Pochutla, où nous assisterons à un mariage.
Bon visionnage. Encore pardon pour les imperfections, mais je ne suis décidément pas douée, on dirait...

Par Gracianne - Publié dans : Traditions et fêtes - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 17:06

Ici, une présentation du dernier roi aztèque en règne à l'arrivée d'Hernan Cortès. Je nourrirai cette page au fur et à mesure…

 

MOCTEZUMA/MONTEZUMA

 

Jeunesse et éducation

 

Moctezuma serait né en 1467. Ca, c'est côté indien. Mais les Espagnols lui donnaient 40 ans quand ils débarquèrent, ce qui tendrait à prouver qu'il est plutôt né aux alentours de 1480. Sa naissance a eu lieu dans le quartier d'Actipac à Mexico.

Moctezuma était le fils de l'empereur Axayacatl et d'une cousine de ce dernier, fille du roi d'Iztapalapan, appelée Xochicueyetl. Tout le reste n'est qu'affabulation (qu'il serait né d'une vierge fécondée miraculeusement – tiens, tiens, ça nous rappelle quelque chose -, que Tizoc et Ahuizotl étaient ses frères – non, c'étaient ses oncles !, tout est faux et sujet à caution).

 

Les quinze premières années de sa vie ressemblent à celles de tous les "futurs rois". A 6 ou 7 ans, il est confié à des pages chargés de jouer avec lui tout en veillant à son maintien et sa correction. Il apprend à parler comme il faut et à respecter les anciens.

Vers 11 ans, comme les autres enfants "nobles", il entre dans un genre de couvent – le calmecac – dans le Grand Temple de Tlillan. Là, l'éducation est à la dure. Il est vêtu de façon très rudimentaire, dort sur des "metates" sommaires (nattes), et se nourrit de galettes de maïs que les prêtres lui jettent comme ils le feraient pour un vulgaire chien. Il apprend à manier les armes, mais va aussi chercher du bois, allume le feu, balaye le temple. Il apprend aussi à faire pénitence, et à chanter et danser en l'honneur des dieux. Parfois, il doit se lever en pleine nuit et se baigner dans une eau glacée. Plus grand, il lui faudra parfois veiller toute la nuit. Il apprend la religion, le culte (indien), comment administrer le royaume, la notion de justice, l'histoire, et les récits des codex figuratifs (témoignages historiques, un peu comme des bandes dessinées pour nous).

Les punitions sont nombreuses : coups de verges ou d'orties, ou piqûres d'épines d'agave (cactus). On peut aussi le suspendre au dessus d'un feu arrosé de piments. Les menteurs invétérés ont la lèvre coupée. Ceux qui sont ivres sont mis à mort. Idem pour ceux qui commettent le pêché de chair, ils sont brûlés vifs, étranglés ou percés d'une flèche. On préconise à celui qui a des envies de femmes de s'automutiler (pour penser à autre chose !) ou de s'affamer parce que celui qui a faim ne désire pas la chair…

 

L'éducation veille à enseigner surtout la modestie, l'humilité, la retenue, la mesure. Arrogance, orgueil et vanité sont les pires des défauts. Pourquoi retrouve-t-on là les valeurs chères aux Mexicains, encore de cours aujourd'hui ? Parce que la légende aztèque raconte que lorsque eut lieu la bataille pour la création du soleil à Teotihuacan, ce ne fut pas l'orgueilleuse Lune qui l'emporta, mais l'humble, pauvre et malade Quetzacoatl (on reviendra sur lui très vite). Le roi dit à son fils :

- "L'humilité, l'abaissement du corps et de l'âme, les pleurs, les larmes et les soupirs sont la vraie noblesse, le vrai mérite et le véritable honneur. Sache bien, mon fils, que jamais un superbe, un vaniteux, un présomptueux, un tapageur, n'a été élu roi."

 

Moctezuma est, dès son plus jeune âge, doté d'un tempérament de guerrier, ce que l'histoire ne retiendra pourtant pas de lui, l'ayant (à tort) traité de mièvre et de lâche face à l'envahisseur espagnol. On sait qu'il se réserve toujours le rôle de général quand il joue avec ses camarades. Et si l'un d'eux pleure, il le fait habiller en femme et lui interdit de jouer à nouveau avec eux.

A quinze ans, il se prépare aux armes et à vingt, il entre sur le champ de bataille. Des guerriers, gâtés par le père, sont chargés de le former et de veiller sur lui. Dès le départ, Moctezuma va se révéler excellent et faire des prisonniers. Très vite, il est fait "cuachic", titre de haut-grade réservé aux plus vaillants. "Cuachic" signifie "tête rasée", et il ne lui reste qu'une crête allant du front à la nuque, les côtés étant rasés. Du coup, il est prêt à régner, sa formation est achevée.

 

 

Moctezuma était-il un bon roi ?

 

Les Indiens l'auront tantôt traité de bon à rien et de grand seigneur. Les conquistadors eux, auront apprécié ses qualités combatives. A la fois sage et belliqueux, Moctezuma était un régnant parfait pour son pays. Il a essayé d'assurer la croissance de son empire (on l'aura taxé d'orgueilleux pour cela). Il était érudit, s'intéressait aux arts, et s'est affirmé comme un excellent orateur. Physiquement, il était vigoureux et nageait parfaitement. Ecoutons la précieuse description qu'en fait Bernal Diaz del Castillo (merci au témoignage précieux qu'il a laissé de cette conquête, mais nous y reviendrons dans le portrait qui lui sera inévitablement consacré ici). "Il est de bonne stature et bien proportionné, mince, peu enveloppé. Son teint, pas très foncé, était de la couleur et de la nuance habituelles de l'Indien. Il portait les cheveux peu longs, de manière à lui couvrir les oreilles ; il avait la barbe rare, noire et bien plantée. Son visage un peu allongé était gai. Son regard avait de la dignité, témoignant d'ordinaire des sentiments de bienveillance et prenant de la gravité lorsque les circonstances l'exigeaient. Il était propre et bien mis ; il se baignait tous les jours, une fois, dans l'après-midi."

Il honorait les femmes et les traitait avec respect. Nous dirons "les" femmes puisqu'il est avéré que dans ce royaume aztèque où la polygamie était de rigueur, les observateurs lui en connaissent deux "principales". On ne sait pas trop ce qui se cache sous le terme "d'honorer" les femmes mais on se soulage en apprenant qu'il les traitait avec respect, ce qui doit vouloir signifier qu'il ne les violait pas (ou pas trop). Ce qui est à relever dans un royaume où les hommes n'étaient pas toujours des exemples de délicatesse. On le connaissait pieux et il allait régulièrement au temple prier Huitzilopochtli. Il se lavait deux fois par jour et se lavait les dents avec les doigts (ouais bon, on peut pas tout faire bien, non plus ! Je rappelle qu'à la même époque, en France, nos rois se lavaient une fois… par an ! Qu'ils en aient besoin ou pas, comme dirait l'autre !). Il se changeait 4 fois par jour , et ne mangeait jamais deux fois dans la même vaisselle. Il prenait ses repas seul dans une grande pièce. Accrochez-vous, un seul de ses repas était composé de 300 plats ! Il valait mieux picorer pour garder la ligne.

 

Il me faut ici raconter une anecdote puisée dans l'excellent livre de Michel Graulich, "Montezuma" publié aux éditions Fayard. Elle illustre la noblesse du personnage.

 

"Un jour, lors d'une chasse aux oiseaux, il (nda : Moctezuma) se laisse aller à cueillir un épi de maïs particulièrement beau. Il veut voir le propriétaire pour demander son assentiment. Mais celui-ci l'a vu faire et l'apostrophe : "Seigneur si haut et si puissant, comment oses-tu emporter ces deux épis que tu m'as dérobés ? N'est-ce pas toi, seigneur, qui as édicté comme loi que celui qui volait un épi ou l'équivalent encourait la peine de mort ?"

L'empereur veut lui rendre l'épi, mais l'homme l'arrête : "Seigneur, tel n'était pas mon intention, car le jardin et moi, ma femme et mes enfants, nous t'appartenons ; je voulais seulement faire une plaisanterie malicieuse."

Alors, en échange de l'épi, Montezuma donne son précieux manteau impérial.

Le lendemain, le mauvais plaisant est convoqué au palais. Terrorisé, il veut prendre le large, mais on le rassure. L'empereur, en le revoyant, dit aux nobles qui l'entourent : "C'est celui-là qui m'a volé ma mante." Mouvement d'indignation. Montezuma les apaise aussitôt et, ayant ainsi rendu la monnaie de sa pièce au farceur, il poursuit : "Ce misérable a plus de courage et de fermeté que nous tous. Il a eu l'audace de me dire que j'avais enfreint mes lois, et il a dit la vérité. Je veux en effet qu'on me dise la vérité et non de belles paroles." Et, conclut l'historiette, l'homme est fait seigneur de Xochimilco et Montezuma le considère désormais comme son parent…"

 

Ceux qui le considéreront cruel oublieront de spécifier que c'est lorsqu'il s'agit de "gracier" des espagnols. L'histoire a montré qu'il avait raison d'agir de la sorte ! Je fais ici une parenthèse pour concéder mon immense admiration envers Moctezuma et ce qu'il eut à subir, et je récuse tous ceux qui en ont fait le responsable de la conquête et de la perte de l'empire aztèque. Donc, si vous ne l'aimez pas, passez votre chemin immédiatement. Ici, mes propos seront subjectifs et partisans, bien qu'inspirés de la réalité. J'assume. Poursuivons…

L'empereur Ahuitzotl va bientôt juger l'homme digne de "gouverner" le pays, en le nommant "tlacochcalcatl", "celui de la maison des javelines", un haut fonctionnaire à la fois civil et militaire, à savoir un roi sur le point de régner.

C'est en l'an 10 Lapin (le premier qui se marre, je lui fiche une claque !), alors que Montezuma guerroie dans la vallée de Toluca, que Ahuitzotl meurt. Pour vous donner un ordre d'idée, c'est l'année où en France meurt Charles VIII (on raconte que Ahuitzotl meurt des suites des blessures d'un coup pris en se cognant à un linteau, or Charles VIII meurt exactement de la même façon !). L'anecdote vient des Indiens dont ce n'est pas la première fois qu'ils s'inspirent de l'Histoire de France pour faire la leur ! A manier donc avec des pincettes !

A peine élu roi, Moctezuma part faire la guerre. Penser que le pays est dans l'unité à l'époque relève de la plus parfaite méconnaissance historique. Les Aztèques sont des guerriers et comme tels, passent leur temps à mater des rébellions, faire des prisonniers et les sacrifier. Dès le départ, Moctezuma remporte des victoires significatives et assied son pouvoir. Il est ainsi largement confirmé dans son poste d'empereur. Mais la famine revient dans le pays, et en 1505, dit-on, le Popocatepetl s'arrête de fumer pendant 20 jours, très mauvais présage. Déjà, le 16 mars 1504, une éclipse de soleil avait plongé la population dans la panique générale. Moctezuma multiplie les sacrifices (à coups de flèches, pour assurer la fertilité des terres), mais les Dieux demeurent fâchés, semble-t-il. Et pour le prouver, Moctezuma perd la bataille de Tlaxcala (ceci pour expliquer par la suite, l'aide que les Tlaxcaltèques apporteront à Cortès, pardi !).

A suivre, l'arrivée des Espagnols et la fin d'un règne...

Par Gracianne - Publié dans : Personnages célèbres du Mexique - Communauté : Le Mexique
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 21:12

Alerte à l'ouragan

Vraiment très balèzes les météorologues mexicains ! Non vraiment, rien à dire… Vendredi, on reçoit un message d'alerte émis par la Secrétaire au Tourisme disant que sur la province de Oaxaca, on attend pour la fin de la semaine des vagues jusqu'à 3.20 mètres, et des pluies très fortes portées par une "onda tropical numéro 19". Et d'ajouter qu'il vaut mieux prendre les mesures nécessaires pour que les dégâts ne soient pas trop importants. Jusque-là, pas d'affolement, les vagues de 3 mètres et plus, ici, c'est courant (le Pacifique mérite bien mal son nom), et les pluies, on en rêve la nuit, histoire de rafraîchir un peu et d'éviter de finir la tête dans le congélateur (siiii, je vous jure que j'ai fait ça, tellement j'avais chaud !). Donc à partir de vendredi soir, on rentre les coussins, on protège les pots de fleur, et on renvoie les gamins chez eux (vous en parlerai de mes deux chéris, dans une autre édition), manière qu'ils ne courent aucun risque. Les Indiens se marrent, disant qu'il n'y aura rien, mais enfin, entre d'avisés météorologues bourrés d'images satellites, et des pauvres paysans indigènes bourrés de mezcal, notre avis est vite fait. Samedi matin : RIEN. Pas une goutte d'eau, nothing, nada, nicht. Ok, mais les informations disent que ce sera pour dimanche. Ben vous la voyez venir grosse comme un ouragan et vous avez raison : dimanche : rien, nothing, nada, nicht ! Et depuis, je prends mes appartements dans le congélateur tellement il fait chaud. L'eau de mer dépasse les 31 degrés, ce qui ne rafraîchit pas du tout… bref ! Moi je dis : mieux vaut croire l'indien bourré de mezcal que les "officiels" mexicains. C'est tout.

 

Un invité surprise

Allez, j'aurais préféré faire le silence sur cette affaire, mais étant donné que Marieka est au courant, je ne doute pas que la planète entière ne va pas tarder à se foutre de moi. Donc, autant prévenir et tout vous dire, carrément. L'autre soir, je m'installe dans le lit du bas, à la nuit tombée, histoire de travailler sur mon ordi pépère, sans bruit… J'éteins la lumière, m'appuie contre la paroi de briques blanches, et en fait de travailler commence à jouer à la belote (d'ailleurs, merci cayette et coco pour la pilée que vous nous avez mis, hein !)… J'entends un peu de bruit contre la paroi, mais me dis qu'un moustique doit chercher sa pitance nocturne. M'enduis donc d'huile de citronnelle et reprends ma partie. Certes, le bruit se rapproche, et devient un peu trop fort pour émaner d'un vulgaire mosquito mais c'est pas grave… Quand soudain, ça fait du bruit mais dans mes cheveux !!! Me projette violemment en avant, braque l'ordinateur vers le mur (oui, fait nuit et je vous rappelle que j'ai éteins la lumière, suivez un peu !), et que vois-je ? Non pas un scorpion (ça a été ma première frousse, à vrai dire), mais un crabe tout ce qu'il y a de rougeaud, qui se balade sur le mur. Comme ça… Je vous passerai la violence de la scène qui s'ensuit : le crabe aussi apeuré que moi, part sur le sol, du coup je n'ose plus poser les pieds par terre (ai perdu mes huaraches dans la bataille, vais donc pieds-nus, c'est malin) et sautille sur les lits pour sortir de là, fissa ! Le lendemain, Don Pepe exhibera l'objet du délit : une (eh ouiiii) crabe des rochers qui s'était perdue en allant se rafraîchir à la mer. Comme tous bons écolos qui se respectons, l'avons renvoyée dans sa sierra natale, sans même en faire une bonne soupe (quoique, j'avoue que l'idée m'a effleurée en signe de vengeance, tout de même…). Maintenant, Marieka, tu peux te bidonner, ça va… Tout le monde est au courant !!!

 

Pas de sortie nocturne pour les tortues

Zut, zut, zut et re-zut, il ne sera pas question d'aller avec Galo voir les tortues pondre à La Ventanilla (voir article dans "coups de cœur"). Tout ça en raison des 4 tonnes de cocaïne perdues l'autre jour dans la bagarre entre flics et narcos (lire revue de presse précédente). Résultat, les hélicos sillonnent les lieux, les flics sont partout, mais les narcos aussi qui se font passer pour des touristes (et quoi de mieux qu'un quad, la nuit, pour faire semblant d'aller voir les tortues, et ramasser des petits paquets blancs, drôles d'œufs !), et il paraît que hier 4 personnes ont été arrêtées sans ménagement. Donc c'est loupé pour retourner là-bas pendant quelques jours…

 

Fête des pêcheurs

La fête des pêcheurs du village est pour demain. Ayant eu vent (tout se sait dans un petit village) de notre mésaventure avec le voisin, ils sont allés lui réclamer les 500 pesos que nous avions donné pour eux. Tout est bien qui finit bien. Il y aura une messe (comptez pas sur moi pour vous raconter !!!) pour bénir les lanchas (barques d'ici) demain après-midi, suivie d'une bouffe avec cerveza à gogo (comptez sur moi pour vous raconter) et bal jusqu'à pas d'heure.

 

Nom de nom

Le nom le plus long du monde vient d'être donné à un enfant mexicain de Saltillo (Etat de Coahuila, nord du pays). Accrochez-vous, ses parents ont décidé de l'appeler : Brhadaranyakopanishadvivekachudamani Erreh Muñoz. Et dire que ces gens-là ont le droit de se reproduire !!!!! T'en foutrais, moi !

 

 

Zou, c'est fini pour aujourd'hui, comme disent les Guignols, vous pouvez reprendre une activité normale…ou presque…

Par Gracianne - Communauté : Le Mexique
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