Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 15:36

Un article vient encore de placer les Français au haut rang des pires touristes à l'étranger. Croyez-moi, je ne devrais pas le dire, mais c'est vrai ! Alors évidemment, vous allez me demander de me justifier, tout ça, d'expliquer pourquoi je crois qu'en effet, nous sommes de piètres voyageurs, mais il y a un moment où les paroles ne suffisent plus… Du coup, je vous ai préparé cette petite vidéo. Je vous l'ai laissée avec le son d'origine, et… euh… oui, j'avoue… la gonzesse qui se bidonne en arrière-plan, euh… c'est moi.

Pour vous replacer l'événement dans son contexte, il s'agissait d'un Basque en vacances (voui, voui, il est d'Anglet !) à San Agustinillo, qui a fait le mariole en disant que "pfiouuuttt, le Pacifique, c'est rien du tout en comparaison de l'Atlantique, et bla bla bla…" Et qu'on allait voir ce qu'on allait voir, nous autres "locaux incultes", qu'on lui passe un canoë, et qu'il allait nous montrer… Le voilà donc à l'œuvre. Ca se passe de commentaires !


Plaît-il ? Ce blog, si sérieux, il y a peu encore, ferait donc une place à la gaudriole et à la franche marrade ? Ben voui, je me lâche… Mais à quelques jours de la rentrée (si ce n'est déjà fait), je me suis dit qu'un petit sourire ne vous ferait pas de mal… Régalez-vous, c'est offert par la maison.

 

Par Gracianne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Le Mexique
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 08:14
J'adore les jolis hasards de l'existence. A San Agustinillo, petit village de rien, face à la maison, nous avons une "tienda d'abbarotes", autant dire une épicerie. C'est bien pratique quand il manque une bière, deux oeufs ou une boîte de frijoles. Très vite, nous avons sympathisé avec les deux propriétaires : Isrrael et Ana.

Au mois de mai, quand le spectre de la Grippe A est venu planer sur le village et l'a vidé de tous les touristes, c'était un peu surréaliste de se promener le soir dans "la" rue déserte et d'entendre Isrrael fredonner des chansons, guitare à la main. J'ai immédiatement adoré l'idée, l'image que cela provoquait en moi, et me suis intéressée à sa musique. Il a mis du temps avant de se décider, me promettant toujours qu'il viendrait me faire écouter, mais diable de pudeur mexicaine, il a traîné le bougre !

Alors, mercredi soir, quand il est arrivé à 22 heures, à la nuit tombée avec "sa" surprise, je n'en suis pas revenue. Une chanson spécialement composée pour nous, et intitulée "La pareja idéal" (le couple idéal). Là, croyez-moi les amis, ça se la pète grave dans la maisonnée depuis !!! Alors, tant pis pour la mauvaise configuration, le décor trop sombre et mal arrangé, mais voici très sobrement l'interprétation de l'artiste. J'ai encore deux chansons à vous faire écouter (composées par lui) et si vous le réclamez vraiment, je les monterai ici. Et puis bien sûr, je les mets sur ma page YouTube, parce qu'on ne sait jamais, si un producteur passait par là (rires). J'espère que vous aimerez. Moi, pardonnez, je ne suis pas objective et suis très émue par cette chanson...Pensez bien que je suis sa première fan !




Par Gracianne - Publié dans : Mes coups de coeur - Communauté : Le Mexique
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 16:23
Un ami Mexicain m'envoie la vidéo ci-dessous, en précisant :

Sujet : La ignorencia y la politica, madres de todas las barbaridades
L'ignorance et la politique, mères de tous les abus

Esta señora es la presidenta del Sindicato de Maestros a nivel federal.

Cette femme est la présidente du Syndicat des Instituteurs au niveau fédéral 

Es la política con más poder acumulado en la historia mexicana. Tiene un partido político, sindicato, parientes cercanos en la Secretaría de Educación Pública, y al Secretario mismo.

Elle est la femme politique avec le plus de pouvoir accumulé dans l'histoire mexicaine. Elle a un parti politique, un syndicat, des parents proches au Secrétariat d'Education Publique et le Secrétaire lui-même est un proche. 

Pone y quita gobernadores a su gusto; y ha ayidado a encumbrarse a Fox y a Calderón, aunque sea priista.

Elle place et ôte les gouverneurs comme elle le souhaite, et a aidé à mettre mal à l'aise Fox et Calderon, bien qu'elle soit du PRI.

Bon d'accord, y a des mots qui passent pas... Comment vous dites déjà ? Epidémiogo... non... Epimédio... non plus !!! Rho, c'est trop dur... Epidemiodo... Bon passons la vidéo, plutôt...





Par Gracianne - Publié dans : Politique - Communauté : Le Mexique
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 16:31




Bizarre tout de même qu'il y ait aussi peu d'éléments biographiques sur l'auteur Bruno Traven, en comparaison de tant d'écrits (quasiment tous portés au cinéma en adaptation). Vous l'aurez compris, j'ai adoré "Canasta de Cuentos mexicanos" (ici, critiqué dans la page livres). Et comme dit l'autre jour, ai acheté à peu près tous les autres livres de Traven que je pouvais me procurer à la librairie de la Universidad del Mar. Le hic avec Traven, c'est qu'on ne sait pas du tout qui il était, fuyant l'Allemagne, navigateur, aventurier ? On sait qu'il est arrivé au Mexique en 1924 (né en 1890, à Chicago ???????), s'est éteint en 1969, et a été considéré comme le "génie littéraire des indigènes", tant il a bien compris et décrit l'âme indienne. Dans son livre "La Carreta", on peut apprendre qu'il a été, tour à tour, marin, acteur, éditeur de revues, politicien anarchiste. Bref, on accumule tout, on fait un grand mélange et on balance au lecteur. Même son livre "El barco de la muerte", décrit comme semi-autobiographique, n'est pas un modèle de biographie "pure".

 

On a longtemps prétendu que Bruno Traven (même sur son nom, on a des incertitudes, Bruno ou Breico ? C'est pourquoi ses livres sont titrés B. Traven, et on est presque certains qu'il s'agit d'un pseudonyme) était Allemand, mais il semble que ses premiers écrits soient en Anglais ! Il écrivait parfaitement en anglais, allemand ou espagnol. Difficile de s'y retrouver là-dedans. D'autant qu'on lit un peu partout qu'il aurait put naître à Chicago  (il le prétendait lui-même) ! Oui mais comment comprendre que son premier livre (El barco de la muerte) sorte en 1926 à Berlin ? D'autres disent qu'il s'appelait en fait Otto Frege et était né en Pologne. Ou qu'il s'appelait Traven Torvan, ou Ret Marut. On est perdussssssssssss ! Au secours !

En tout cas, et je maintiens, un grand auteur. Avant de vous critiquer ici, "La rebellion de los colgados" ou autres livres, célèbres, et adaptés au cinéma (notamment aussi "El tesoro de Sierra Madre" qui a eu un grand succès à Gringolandia et adapté au cinéma avec Humphrey Bogart dans le rôle principal), je m'attache aujourd'hui à vous présenter "La Carreta".

 

Ce livre a une origine particulière, parce que d'aucuns prétendaient que Traven était incapable d'écrire une histoire d'amour et il a, ici, voulu les faire taire, probablement.

 

Andrès est un jeune "charretier" qui va être vendu au cours d'une partie de cartes par son maître à un autre. Il va arpenter les routes incertaines du Chiapas en tant que charretier, avant de rencontrer une jeune indienne et en tomber amoureux.

 

Je suis un peu sur la réserve avec ce livre. D'abord, parce qu'on y sent Traven mal à l'aise avec son sujet. Répétitions, redites, longueurs invraisemblables sur les bœufs, la charrette, les routes du Chiapas, la vie des charretiers. On prend les mêmes et on recommence 50 pages plus loin. Résultat, l'histoire d'amour arrive enfin, page 186 (sur un total de 332). Et vous sautez dessus comme des morts de faim, parce que vous n'en pouvez plus des descriptions – certes bien écrites, mais longues, si longues ! – de paysage, de situation, et de condition. Or, on ne peut pas dire qu'on croule sous l'action torride de ce livre…

 

Mais vous aurez l'impression que je n'ai pas aimé ce bouquin alors que c'est faux, et que je me suis tout de même laissée bercer par sa jolie musique, comme d'habitude… Parce que je donnerais quand même tout ce que j'ai pour avoir une once du talent d'un Traven. Ce type a vraiment tout compris des Indiens. Et c'est là que c'est étrange et que les mystères de son écriture rejoignent ceux de sa vie. Comment un étranger a-t-il pu à ce point comprendre aussi intrinsèquement l'âme mexicaine ? D'accord, on nous dit qu'il s'est installé parmi eux, au Chiapas notamment. Mais du coup, l'imaginaire l'emporte sur le rationnel, et on imagine volontiers cet écrivain, vivant de façon misérable, agissant comme un anthropologue-sociologue, plongé au cœur de la population locale. Du coup l'auteur est plus un aventurier qu'un auteur au sens strict du terme. Et c'est aussi ce qui fait qu'on lui pardonne aisément certaines longueurs et des difficultés à parler de sentiments. L'eau de rose, ce n'est pas le genre de la maison. Tout de même, quel sacré testament il a laissé avec ses livres. J'y reviendrai, en vous chroniquant chacun de mes lectures de lui, parce qu'au cas où vous ne vous seriez pas rendu compte : je suis fan ! Tiens, d'ailleurs, je devrais peut-être enquêter pour essayer d'écrire la première vraie biographie documentée sur l'auteur. Mais quel boulot ! Je ne sais pas par où commencer ! Alors pour l'instant, autant me contenter de le lire, et continuer de me régaler…

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs - Communauté : Le Mexique
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 00:19

J'ai testé pour vous… le dentiste au Mexique ! Pourtant, je m'étais bien jurée de ne jamais y mettre les pieds (n'y voyez aucun racisme primaire, j'ai le même comportement en France). Bon, évidemment, si l'on considère la chose d'un strict point prophylactique, ce n'est pas terrible, terrible. Un espèce de boui-boui (je pèse mes mots), avec un siège qui a fait la guerre (laquelle, on ne sait pas !) et deux ou trois roulettes et autres bzzzz qui font peur et dont on se demande la dernière fois qu'ils ont vu un vrai désinfectant, et pas un simple citron vert, qui semblait le seul truc peu ou prou aseptisé de l'endroit. Pendant tout le temps où la gonzesse m'a fourré ses doigts dans la bouche (sans gants), sa fille de 9 ans qui traînait dans la salle, me caressait les cheveux en disant à sa mère qu'elle voulait les mêmes que moi ! Puis allait bouffer un bonbon, et revenait me tritouiller le cuir chevelu… Bref !

Bon heureusement, j'avais pris la précaution de dire à la dentiste qu'il était hors de question qu'elle me touche de trop. Juste le strict nécessaire ! Donc elle y est allée avec des pincettes (façon de parler, j'ai dit pas d'appareils, ni roulette, ni que dalle !) et m'a bricolé une fausse dent pour remplacer le trou horrible (très local comme style !) que j'avais dans la bouche. Résultat, j'ai un truc très moche et très mal fichu qui me blesse toute la bouche, mais au moins, je suis à peu près présentable. Et puis, c'est du solide. Y a pas, ici, le joli qui dure pas, on s'en contrebalance… Faut faire dans l'utile !

 

Ensuite, comme je suis dévouée et pleine d'abnégation, j'ai également testé pour vous le traducteur au Mexique. Enfin, la traductrice. Deux années passées à Paris, bon job à Huatulco, recommandée par un ami, bref, bon profil. Certes, ses explications quant au tarif demeuraient vaseuses lors de notre rencontre mais bon… me suis pensé que j'avais encore tout compris de travers. Ensuite, là où j'aurais dû me méfier, c'est qu'elle m'a demandé que mon ami Ernesto ne soit pas au courant de ce que nous allions convenir. Là, bzzzz-bzzzz, alerte rouge. Mais bon… Re, ne pas juger quand on ne sait pas. Donc je lui envoie mon premier texte, pour qu'elle fasse un "test" d'une page. Passons sur le fait que j'attends trois jours alors que j'ai dit que ça urgeait. Et là, samedi, je reçois donc mon texte, et elle m'explique en préambule qu'elle m'a beaucoup appréciée, que du coup, elle me fait une remise de 50% sur le prix officiel, et que, ô merci mon Dieu, il ne m'en coûtera que 1.366 pesos pour la traduction de la page de test. Et au passage se permet de m'appeler Grace alors que ça me met en rogne comme pas permis !!! Plutôt que de vous faire de grands discours, m'en vais vous faire un copier coller de ma réponse à son message (traduit en français, parce qu'étant donné qu'elle était bille comme pas deux, je souhaitais qu'elle comprenne clairement ce que j'avais à lui dire  et lui ai envoyé en Mexicain!!!) :

 

Miss incognito (j'ai encore des égards, je ne sais pas pourquoi ! Mais si vous payez bien, je vous balance son nom et tout son état-civil !)

Je pense qu'il y a un léger problème de compréhension entre nous. Ce que je recherche, c'est une traductrice professionnelle, capable de rendre un travail parfait, tant dans le sens des phrases qu'en orthographe, et qui sache taper un texte convenablement en outre. Tu sais, j'ai déjà écrit une quinzaine de romans, publiés en France, et dont un a été traduit en Espagne, et je n'ai jamais vu un travail aussi bâclé de ma vie.

Dans ce que tu m'as envoyé, je trouve pas moins de 28 fautes (orthographe, non sens et ponctuation). Et je pense que tu as oublié que le travail complet reposait sur la traduction de quelque chose comme 80 pages. Si je calcule pour 80 pages, nous arriverions donc à 2.240 fautes en tout ?

Pour l'argent réclamé, si tu me fais payer à peu près 1.566 pesos la page (à peu près 94 euros), cela nous conduit donc, pour 80 pages, à quelque chose comme… 125.280 pesos (7.500 euros). Ah ah ah… Et cela avec un rabais de 50% ? Tu te fiches de moi, là, non ? Avec pareille somme, je vais directement demander à Carlos Fuentes de s'occuper, en personne, de ma traduction… Surtout qu'avec le temps que tu m'as fait perdre (aller-retour Huatulco, et relecture et correction de tes fautes), ce serait plutôt à moi de te facturer.

Je considère avoir suffisamment perdu de temps ainsi, et vais considérer ce test comme non concluant, et notre accord, nul et non avenu. Je te joins copie de ta traduction, avec les erreurs et fautes que j'ai relevées (il en manque peut-être, je rappelle que le Mexicain n'est pas ma langue "première", c'est pour cela que j'avais besoin d'un traducteur !).

Cordialement,

Gracianne (et pas Grace !)

 

Ben, du coup, elle m'a répondu tout miel, en me disant qu'elle comprenait et me souhaitait bonne chance. Ok, ça ne résout pas mon souci de traduction, mais je viens d'économiser 7.500 euros. Ah la bougresse ! Encore une qui m'a prise pour une Gringa !

 

La suite de mes aventures au prochain numéro ! Youpi, on ne s'ennuie jamais ici, n'est-ce pas ?

Par Gracianne - Communauté : Le Mexique
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