Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 02:40
Il fait évidemment très chaud, 36 dans la maison, et la saison des pluies fait des siennes. En fait, on attend toujours la pluie, même s'il est vrai que la brousse est redevenue d'un beau vert et que les paysages sont moins secs qu'il y a deux mois. Mais là n'est pas le propos du jour. Ca y est, j'ai les billets pour la Guélaguetza, le plus grand événement folklorique du pays, qui se tient une fois par an à Oaxaca. Billet d'avion pour dimanche, et billets d'entrée difficiles à obtenir. En plus, avec Ernesto, nous disposerons de deux caméras et nous allons tenter de monter un vrai beau film. Avec un peu de chance, vous en bénéficierez et tous ceux qui râlaient que je ne commentais pas les vidéos moi-même (voui, Aurore, c'est de toi que je parle, héhé) seront servis. Je ne garantis pas le résultat, mais on va essayer. Pour ce faire, je vais même être formée par Arturo, mon informaticien mexicain, qui va m'initier au montage et autres patouilleries auxquelles a priori je ne comprends rien.

Ah, comme je vous ai privés pendant quelques jours de la revue de presse, je vais vous en faire une très locale des nouvelles qui m'ont été annoncées à mon arrivée.

- On a trouvé 4 tonnes de cocaïne sur la plage de Ventanilla, arrivées avec deux lanchas (barques). Sur la première, les types ont pu s'enfuir, mais sur la seconde, 5 étrangers ont été attrapés (bien sûr qu'il y avait des Colombiens dans le lot, sinon ça n'aurait pas été drôle !). Dans tout ça, 3 tonnes ont été jetées à la mer avant la prise (oui, vous comptez bien, il y avait donc 7 tonnes au départ) et je ne désespère pas que les prochains bains soient particulièrement euphorisants... Comment ça, je délire ?

- Un voisin a été tué à coups de machette. Dommage, je l'aimais bien et la nouvelle de sa mort m'a peinée. Il m'avait aidée dans mes recherches quand les papiers de Marieka avaient été volés. Apparemment une simple dispute à propos d'un terrain qui a mal tourné. Ya pas, ça reste viril les relations ici. On va continuer de faire des rizettes à tout le monde, et je vais éviter de me fâcher une autre fois avec la femme du pizzaiolo, on sait jamais...

- Le fils du voisin a été élu député du PRI aux dernières élections. Résultat, il a placardé partout d'immenses affiches pour remercier les gens d'avoir voté pour lui. Commentaire des indigènes : pas un Indien n'a voté pour lui, du coup il a été élu sur les restants, les nantis et tous ceux qui se fichent de la condition indienne. C'est pas ça qui va faire avancer le schmilblic. Moi, je serai indienne, je te foutrai un bazar. Marre de la résignation séculaire ! Aux armes... oups, je dérape là...

- Il y a plus de meurtres que jamais entre policiers fédéraux et narco-trafiquants. Bref, si tu te fais arrêter par un policier fédéral, se rappeler spontanément que ce type là est certainement corrompu jusqu'à la moëlle. Leur technique ? Ne pas toucher l'argent avec les mains. Donc quand tu te fais arrêter, tu souris gentiment, tu dis oui, pas de problème, et tu glisses 500 pesos dans la poche du type. Il n'y a pas touché de sa mimine, donc il n'y a pas corruption. Capito ? Je dis ça pour les touristes qui auraient des soucis. Surtout, ne donnez jamais l'argent dans la main du gars, sinon il se verra obligé de vous arrêter !!!!!

Bon vu comme ça, ça ne donne pas envie, mais je vous jure que ces soucis sont bien lointains de la réalité, faite de chaleur, d'une mer démontée, et d'une douceur de vivre toute tropicale. Ah sinon, pour mes "habitués", ils ne seront pas surpris d'apprendre qu'une fois de plus, la Mexicana a perdu ma valise. Ouais, la routine quoi... Même le type de la réception m'a reconnue à Huatulco : encore vous ??? mais qu'est-ce qu'on vous a fait cette fois-ci ??? (Pour ceux qui auraient loupé l'épisode, il y a deux mois, ils avaient déchiqueté ma valise, confondant les capsules de café Nespresso avec des stupéfiants ; et en novembre dernier, avaient déjà perdu ma valise !!!!)...  Ah vous voulez de l'exotisme, vais vous en donner, moi...

Tiens, d'ailleurs, si cette revue de presse haute en couleurs et singulière vous plaît davantage que la sérieuse et informative que je vous livre d'habitude, vous êtes priés de le dire dans les commentaires.

Hasta mañana pour d'autres aventures !


Au fait, puisque vous aimez parler de bouffe (siiii, je le sais, je vois les pages que vous lisez), je ne saurai trop vous recommander le restaurant "El grillo marinero" de Huatulco, où les patrons disposent de leur propre flotte de pêche, ce qui garantit un poisson frais et délicieux. La soupe de mariscos est délicieuse, et la mariscada de fruits de mer à se damner. www.grillomarinero.huatulco.tv
Par Gracianne - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Le Mexique
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 17:36


"Juanito", la bombe politique surprise qui veut gouverner Mexico

 

8/7/09 – Yahoo.mx

 

Je suis restée bien silencieuse après les élections législatives de ce dimanche passé, me contentant de vous donner un laconique score du PRI. En fait, j'attendais de voir un peu ce qu'il en ressortirait. Et comme d'habitude dans ce pays merveilleusement "kafkaïen" qu'est le Mexique, je n'ai pas été déçue. Voilà que depuis deux jours, un étrange personnage fait la Une de tous les journaux. Et pour cause : pour être atypique, celui-là est un modèle unique. Petit portrait vite fait.

 

"Depuis qu'il a battu la campagne pour les élections municipales de México et a été élu maire adjoint, Rafael Acosta "Juanito", sans expérience politique, est devenu le visage le plus populaire du pays et aspire à devenir son Président en 2018.

"Si nous sommes en bonne forme physique et si la chance nous sourit, pourquoi pas ?" a dit aujourd'hui à EFE le récemment élu maire-adjoint (chef de district) d'Iztapalapa, le plus peuplé et dangereux de la ville de México.

 

L'élection de "Juanito" est l'une des histoires les plus rocambolesques des annales mexicaines qui ont élu six gouverneurs d'Etat au parlement fédéral, et des centaines de représentants locaux, parmi lesquels il se trouve.

Célèbre pour être apparu en tenue d'intérieur dans un film des années 70 de celles qu'on appelle les "ficheras" (femmes qui dansent pour des hommes en échange d'argent), et pour entraîner une équipe de jeunes comptant beaucoup de "Juanes" dans ses rangs, "Juanito" est aujourd'hui une idôle de la droite.

 

"Nous allons gouverner Iztapalapa, je ne sais pas encore pour combien de jours ou de mois", a dit "Juanito" qui a gagné avec quasiment dix points d'avance après que Lopez Obrador, contre son propre parti, a appelé le vote pour lui.

Sa victoire est quasiment la seule significative de toute la droite mexicaine à ces élections, tant à l'échelle fédérale (ou elle a perdu beaucoup de voix) comme pour la municipale où les candidats les plus populaires ont échoué.

"Je me sens et je suis préparé pour gouverner, j'ai deux ans d'expérience à la délégation (district), j'ai travaillé dans tous les services", a-t-il expliqué à Efe.

Parmi ses fonctions d'avant à la délégation, il a été notamment chargé de l'éclairage public, du changement de pavés sur la voie publique, d'appuis psychologiques (nda : ????), de couper les cheveux (nda : !!!!), d'aide aux mères célibataires et aux pères de famille.

Il a été également chargé, selon lui, de veiller à ce que les policiers chargés de surveiller les stations de métro le fassent "réhaussés" sur un piédestal pour avoir une meilleure visibilité (nda : ?!?!?!)

Le vêtement qui représente le mieux "Juanito" en plus de son éternelle chemisette rouge du PT (nda : en France, ça la ficherait mal, mais là-bas, ça passe !), est un bandana tricolore comme le drapeau mexicain, et qui porte écrit son nom. Aujourd'hui, il envisage de les commercialiser, parce qu'il voit que ça se vend dans les rues.

"Je ne veux pas que les gens en fassent commerce parce que ça représente le peuple mexicain" dit-il dans le groupe qu'il anime "avec orgueil" depuis maintenant quatre ans.

 

Après avoir gouverné à Iztapalapa un temps (avec un solde mensuel de 95.000 pesos – soit 7.000 dollars – Nda : soit dans les 5.000 euros, ce qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup au Mexique !), "Juanito" parcourra le pays trois jours par semaine avec Lopez Obrador, autoproclamé "président légitime" de México.

D'ici trois ans, il souhaite briguer un poste de député fédéral ou peut-être de maire de la ville de México, métropole de presque 19 millions d'habitants. "Je suis prêt" dit-il. "J'ai toujours été sérieux dans tous mes projets", ajoute-t-il.

Pour l'instant, il annonce comme sa priorité de solutionner le problème de la rareté de l'eau à Iztapalapa et le mauvais état des tuberies qui provoque des inondations quand il pleut beaucoup.

Il veut aussi combattre la délinquance, mal endémique de ce district de 2 millions de personnes. "Je possède un atlas de l'insécurité avec tous les "points rouges" (…), nous n'allons pas rester confinés dans nos bureaux" a-t-il déclaré.

Sur la candidate du PRD qui a perdu face à lui, il ajoute que les unit une "amitié lointaine". "S'ils veulent chercher "Juanito", Juanito les écoutera, et sera attentif à leurs requêtes", a-t-il conclu.

 

Ouais, ça c'est parlé ! Note, s'il devient un jour président de la République mexicaine, il ne pourra jamais être plus ridicule qu'un Chavez, ou plus près de nous un Berlusconi ou… un Sarkozy.

 

"Juanito", la bomba política sorpresa que quiere gobernar México

 

miércoles 8 de julio, yahoo.mx

Después de dar la campanada en las elecciones municipales de México y ser elegido vicealcalde, Rafael Acosta "Juanito", sin experiencia política, se ha vuelto la cara más popular del país y aspira a ser su Presidente en 2018.

"Si estamos bien físicamente y la suerte nos socorre, ¿por qué no?", dijo hoy a Efe el recién elegido vicealcalde (jefe de distrito) de Iztapalapa, el más poblado y peligroso de Ciudad de México.

La elección de "Juanito" es una de las historias más rocambolescas de los comicios mexicanos, que eligieron al Parlamento federal, a seis Gobernadores estatales y a cientos de cargos locales, entre los que se cuenta él.

Famoso por aparecer en ropa interior en una película de los 70 de las llamadas de "ficheras" (mujeres que bailan con hombres por dinero) y por entrenar a un equipo juvenil con muchos Juanes entre sus filas, "Juanito" es hoy un ídolo de la izquierda.

Tras la impugnación de la candidata del Partido de la Revolución Democrática (PRD) en Iztapalapa, afín al popular lider izquierdista Andrés Manuel López Obrador, y su sustitución por la de una corriente contraria, el ex aspirante presidencial halló la solución en "Juanito", candidato del Partido del Trabajo (PT).

"Vamos a gobernar Iztapalapa, no se por cuántos días o meses", dijo "Juanito", que ganó por casi diez puntos de diferencia después de que López Obrador, en contra de su propio partido, pidiera el voto para él.

La suya ha sido la única victoria significativa que ha obtenido la izquierda mexicana en estas elecciones, tanto a escala federal donde ha perdido muchos votos, como en la municipal donde sus candidatos más populares han fracasado.

"Me siento y estoy preparado para gobernar, tengo dos años de experiencia en la delegación (distrito), trabajé en todos los servicios", explicó a Efe.

Entre sus quehaceres pasados en la delegación estuvo el cuidado del alumbrado público, cambio de aceras y pavimentos, apoyos psicólogicos, cortes de cabello y ayuda a madres solteras y padres de familia, describió "Juanito".

También fue responsable, dijo, de gestionar que los policías que vigilan las estaciones de Metro lo hagan subidos en un pedestal para tener mejor visibilidad.

La prenda que mejor respresenta a "Juanito", además de su eterna camiseta roja del PT, es una banda tricolor como la bandera de México y que lleva escrito su nombre. Ahora planea comercializarlas, porque ve que ya se están vendiendo en las calles.

"No quiero que la gente haga negocio con ello porque representa al pueblo de México", dice sobre la banda que porta desde hace cuatro años "orgullosamente".

Después de gobernar en Iztapalapa un tiempo (con un sueldo mensual en torno a los 95.000 pesos (unos 7.000 dólares), "Juanito" recorrerá el país tres días por semana junto a López Obrador, autoproclamado "presidente legítimo" de México.

En tres años quiere competir por una plaza de diputado federal o quizás para alcalde de Ciudad de México, metrópoli de casi 19 millones de habitantes. "Me prepararé", dice. "Siempre he sido serio en todos mis proyectos", apuntó.

De momento, señala como su prioridad solucionar el problema de la escasez de agua en Iztapalapa y el mal estado de las tuberías que provoca inundaciones cuando llueve fuerte.

También quiere combatir la delincuencia, mal endémico de este distrito de 2 millones de personas. "Tengo un atlas de la inseguridad con todos los 'puntos rojos' (...), no vamos a estar encerrados en la oficina", declaró.

Sobre la candidata del PRD que perdió frente a él, apuntó que les une una "amistad lejana". "Si ellos quieren buscar a 'Juanito', 'Juanito' los escuchará, estará atento a sus peticiones", concluyó.

 

Par Gracianne - Publié dans : Politique - Communauté : Le Mexique
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 13:16

Les rois du Mexique

 

Ouhlala, vous me faites un de ces mélanges, j'ai remarqué ! En fait, vous confondez les divinités aztèques et leurs "émissaires" sur terre, à savoir les régnants. Comme si vous mélangiez Jésus Christ et Henri IV, en fait. Encore qu'en France, nous ayons l'habitude d'avoir des présidents qui se prennent pour des monarques (suivez mon regard !), alors normal que vous finissiez par vous y perdre.

 

Mais bon, reprenons depuis le début : Mexico (Tenochtitlan) était dirigé par les Aztèques. Les Mayas, vous les mettez au Yucatan (Cancun, la plage, les buildings, les gringos, tout ça) et vous oubliez (sauf leur cuisine qui est géniale !). Mais d'un point de vue purement politique, les Aztèques étaient tout de même des guerriers avec une soif de pouvoir un peu plus "balèzes" que les Toltèques, Mayas, Zapotèques ou autres. Dieu sait si ça me fait mal de dire ça, parce que les Zapotèques, tout de même… Mais ne soyons pas subjectifs, je ne suis pas là pour parler de mes chouchous. Donc, pour vous faire un cours d'histoire vite fait, et pas trop prise de tête, résumons.

 

Ont UNIQUEMENT régné sur Mexico les souverains suivants :

 

Acamapichtli (1375-1395)

Huitzilihuitl (1395-1414)

Chimalpopoca (1414-1428)

Itzcoatl (1428-1440)

Motecuhzoma 1er (1440-1469)

Axayacatl (1469-1481)

Tizoc (1481-1486)

Ahuitzotl (1486-1502)

Montezuma (ou Moctezuma) 1502-1520

 

Ne citons par Cuauhtemoc, qui, mis en place par Hernan Cortès pour succéder à son oncle Moctezuma, compte pour du beurre. En effet, il n'a assumé le pouvoir qu'un an, le temps que le conquistador soumette tout le monde, à grands coups de maladie parce que sinon, avec ses 600 bonhommes, l'Espagnol ne serait pas allé bien loin.

 

Voilà, on ne va pas entrer dans les détails, sinon vous allez recommencer à vous perdre, mais sachez que tous les autres noms en "x" et "hui" que vous ne comprenez pas sont ceux de divinités. D'ailleurs, un peu de pub ne faisant pas de mal, sachez que je fais des tableaux (loupés) de divinités aztèques, genre la photo que je vous mets ici. Et que, promis-juré-pas craché, je vous préparerai un article "compilant" la mythologie aztèque et tout ce qu'il faut en comprendre, d'ici peu. Trop gentille je suis, avec vous…

Par Gracianne
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 11:51

Una muestra de lo que era Oaxaca hace unos años...
Oaxaca autrefois...

Par Gracianne - Publié dans : Villes et villages mexicains
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 11:37

TITRE : LA SOLDADERA (Les Barcelonnettes)

Auteurs : Alain Dugrand & Anne Vallaeys

Editeur : Fayard

20 euros

Langue : français

 

Pour qui sait qu'en France, existe un village du nom de Barcelonnette, véritable enclave mexicaine, le titre pouvait être alléchant. De même, le résumé faisait envie : "1884 – Une jeune Française, Emma Vernier, s'embarque, éprise d'aventure, pour New York. Elle traverse en train les Etats-Unis et, par le poste frontière d'El Paso, entre au Mexique qui hante ses rêves depuis toujours. Son destin héroïque commence à Mexico. Sa vie se confond avec l'histoire du Mexique soumis au despotique président Porfirio Diaz…"

J'ai cru que j'allais me régaler : monstrueuse erreur ! Ce bouquin est mal écrit, truffé de fautes grossières. On sent que les auteurs ont bien bûché l'histoire, mais la dimension romanesque est mal amenée. Bref, on saute les pages, on cherche un prétexte pour poser le bouquin et aller faire autre chose. Pourtant le sujet était bon. Voilà tout l'intérêt de savoir traiter, posséder son livre. On apprend que chacun des auteurs a publié plusieurs romans. On s'en étonne ! Ou alors, ils ne savent pas écrire à deux mains (l'imbécile qui dit qu'on écrit à quatre mains oublie, qu'hormis exception, on écrit qu'avec une !)…

Bref, ce bouquin ne m'a pas fait voyager, et Dieu sait si j'aurais aimé me promener dans le Mexico de cette période. A classer sans plus s'y appesantir.

Par Gracianne - Publié dans : Livres et auteurs
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